Le crâne ancestral

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Poesis

Romain 

publié le 12 December 2009 16:39 de 90.26.60.6[...]
   

Alexandrains

Le petit truc que tu pratiques dans mon cœur
C’est de l’amour et des sentiments positifs
Le petit truc que je te vois faire à toute heure
C’est une accalmie quand l’océan se rebiffe

Lune de miel chaque jour et pourtant nous
Sommes loin l’un de l’autre sur la terre ronde
Et si nous étions corps à corps nous serions fous
Je t’emmènerais sûrement faire le tour du monde

Le voilier serait peint par des enfants des terriens
Nous irions glaner notre bonheur sur la mer
Nous irions chercher le siroco diluvien
Et puis rendre à ces sirènes un chant de lumière

La lune aurait bien un halo d’éternité
Et le bateau filerait ivre entre les vagues
Sur la mer ce serait le Printemps et l’été
Et puis notre espoir serait né à Copenhague

Nos caresses imploreraient un enfant serein
Et les étoiles guideraient nos étreintes magiques
Le coffret aux mots doux serait parfaitement plein
De « je t’aime » de mots d’amour et puis de musique

Il y aurait des pirates sur le Pacifique
Car nous porterions un vrai bandeau sur la tête
Et puis que parfois naîtrait un feu d’artifice
Né sur les eaux de nos ébats peu catholiques

J’ai la chance de te retrouver en songes, en rêves
Et il m’arrive parfois de ne penser qu’à toi
Jolie poursuivante je t’appelle « le jour se lève »
Et le vent debout s’assied sur les tuiles du toit.



Un soir avec toi

Jolie musique et bière noire
La Guiness comme en Irlande
Dans ce bistrot juste pour voir
Assieds-toi près des guirlandes

Commande ce qui te plaira
Tu seras assise à mes côtés
Et avant de rejoindre les draps
Trinquons à notre santé

Les enfants passent dans la rue
Ils ont des chapeaux de père noël
Je crois que la magie leur est due
L’alchimie peut faire des merveilles

Nous nous installons ce soir
A quelques pas d’une rue marchande
Et quelqu’un raconte une histoire
Laquelle on se le demande

Il y a des bougies qui coulent
Et des verres qui se consument
Dans ce pub la chaleur cool
Nous fera partir entre les plumes

Une gorgée si fraîche et puis l’autre
Je te surprends à boire à la paille
Mais puisque je suis ton hôte
Pas une miette de toi qui ne m’aille

Allons chercher des marrons chauds
Enfilons l’écharpe et le bonnet
La ville scintille rien n’est plus beau
Et toi tu me suis où je vais

Les marrons sont délicieux
Et toi aussi tu es délicieuse
Une étoile file faisons un vœu
La nuit est prometteuse…



Onirisme

Petit crépuscule atomique berne le ciel
La mélopée indienne danse et jubile
Un personnage sur cheval est en scène
Et la petite fleur violette s’étire sur son ile

Dans l’année des contes et des légendes
Les enfants touchent par leur innocence
Et ce sont des coquillages peints qu’ils vendent
Quand la petite flûte verte recommence

Oh petit soleil latin de mille simagrées
Tu n’es plus si seul le jour des vendanges
Et quand la lune s’amuse à te réconforter
Une bougie de paille se consume dans la grange

Les étés solitaires font des déserts si chauds
Qu’un touareg cherche un petit coin d’ombre
Où il pourra s’arrêter pour boire un peu d’eau
A l’heure où il s’entend comprendre le monde

Et sur un cactus lisse glisse la petite perle de sueur
Il est si vert qu’il semble vert aussi la nuit
Quand le corps céleste suffit à son bonheur
Et que malhabile son origine sombre le suit

Mais vous voyez c’est à peine si l’oiseau rit
A picorer des particules de café venu de Colombie
C’est à peine si le feu craquant du soir lui suffit
A se contenter en veillant de cette petite vie

Bonjour les coroles de lumière bonjour les halos
Un marin ivre hisse la voile et tombe à l’eau
Des pêcheurs retrouvent sa gourmette dans les flots
Et dans un musée cela a dit-on quelque chose de beau

Quand la lune referme la porte de sa maison
Nous pensons qu’elle aurait pu nous inviter
A s’approcher de son petit cœur sentiments et passions
Qu’il est à peine ou vraiment redoutable de regarder

Mais je vais parler à l’ami intime du soleil
Parti il y a quelques jours s’approcher do cosmos
Parce qu’il était malheureux avec sa petite paye
Et que sans doute il n’avait pas lu Desnos

Toujours les écoles de l’autre côté d’ici bas
Enseignent aux mortels les savoirs immortels
Aux mortels qui n’imaginent pas qu’il y ait trépas
Et qui pensent que les rêves vont toujours de plus belle…



Au fil du Temps

Peut-être que la raison est inaccessible
A quelques uns que touche le pouvoir
Et que la prière peine à gagner sa cible
Dans ce que nous appelons l’Histoire

Il y eut des guerres et des traités signés
Il y eut des scientifiques et des philosophes
Il y eut des automnes succédant aux étés
Et des mots annoncés par des apostrophes

Il y eut des prophètes et des légendes
Il y eut de nombreux dieux et déesses
On se souvient des épopées marchandes
Et des hommes autrefois tenus en laisse

Il y eut de grands écrivains et des poètes
Des milliers des millions de livres ont vu le jour
Il y eut des marins et des navires qu’on affrète
Et puis des peuples dévorés par les vautours

Il y eut ceux qu’on appelle les grands hommes
Et des femmes dont la mémoire ne s’est effacée
Il y eut des espoirs qu’un rude hiver assomme
Et des volontés que la mort a tronquées

Il y eut de nombreux textes savants et instruits
On a construit des églises et des monuments
Il y eut de belles aurores et d’interminables nuits
On a vu des vieillards et on a vu des enfants

Il y eut la morale et aussi toutes les religions
Des gens se sont agenouillés sur des tapis
Pour les riches il y eut de grandes maisons
Tandis que les pauvres habitaient des bouis-bouis

Il y eut des rêves et il y eut de nombreux tyrans
Il y eut de belles et il y eut de tristes histoires
Il y eut des mômes tout près de leurs mamans
L’une biologique, l’autre patrie, pour vivre, pour boire

Et aujourd’hui après tout ce que l’Humanité a vécu
Dont je ne dis ici que ce qui me passe par la tête
La vie et blessée, le pôle nord presque nu
Et l’Africain malgré lui souvent est un ascète

On peine encore à s’unir, dans un rêve, une prière
On peine encore à s’aimer, un jour, une éternité
Et les guerres continuent, malgré les monastères
Dans la nuit la vie meurt, et l’espèce se tait.



Passer le mur

Je suis passé par la fenêtre
Parce que je m’ennuyais dans la classe
J’ai marché et j’ai couru
J’ai cueilli des fleurs et j’ai bu à la fontaine
Je me suis allongé près d’un ruisseau
J’ai vu un écureuil
J’ai acheté la Hulotte dans une brocante
Et puis j’ai couru encore
J’ai marché ensuite
Je me suis reposé enfin
Et puis j’ai escaladé un mur près du chemin
Derrière il y avait des chevaux
J’en ai caressé un
Tout le monde me cherchait,
Tout le monde me courrait après
J’ai marché encore un peu
J’ai traversé la forêt
Au milieu des arbres le soleil me parlait d’éternité
J’aime bien voir un rayon sur une fontaine
J’ai pris mon vélo
Je suis allé sous les cerisiers
J’ai allumé un feu
J’ai vu les étoiles danser
J’ai vu un chaman sourire
Je suis allé dans sa cabane
J’ai vu des fioles et plein de machins magiques
Le rêve était devenu réalité
Dans mon rêve je m’étais envolé pour le trouver
Et là j’étais en un lieu magique
Je me suis endormi près du feu
Tout le monde me cherchait
Tout le monde me courrait après
Et puis j’ai pris une plume et du papier
Et là tout le monde savait où j’étais
Mais j’étais seul avec ma plume
J’étais seul avec ma feuille
Et le souvenir m’aidait à voyager
Au fil des mots je m’inventais des personnages
Un jour j’étais Prévert
L’autre jour j’étais Jean Moulin
C’est magnifique de voyager
De voyager dans sa tête et sur les chemins
Ensuite ils m’ont enfermé
Alors j’ai passé le mur de l’hôpital
Et je comprenais le mot liberté
Mais ils m’ont enfermé encore
Et encore
Et encore une fois
Toutes ces fois ça fait quatre
Et je n’ai pas toujours pu m’évader
Sauf dans les livres, sauf dans les rimes
La liberté c’est un peu comme le chocolat
Quand on a fini la tablette ça risque de manquer
J’ai mangé trop vite la tablette
Et il n’y avait plus de Liberté
Le chocolatier a mis des semaines avant d’en refabriquer
Il y en avait même de mauvaise qualité
Mais j’ai quitté le chemin des écoliers
Et je n’avais plus que des récrés
Alors j’avais le temps de grignoter ma tablette
Eh petit si tu dois quitter le chemin des écoliers
Fais attention à ta Liberté
Protège là comme un trésor
Protège là comme un secret
Et garde les pieds sur terre
Pour t’en servir
Sans qu’elle se consume
Eh petit ta Liberté veille sur elle
Et partage ton chocolat.



Paroles et musique

Je me sens prêt à partir chanter
J’ai des musiques plein la tête
Je me sens prêt à partir enchanter
J’ai une guitare et c’est la fête

From London Mon ange et Elsa
Sont des paroles de chansons
Chansons d’amour toutes les trois
Et l’instrument accordé au diapason

Passer des soirées avec mon public
Voilà un dessein qui me plaît bien
Emporter des gens dans la musique
C’était écrit sur un parchemin

Oui je me verrais bien chanteur
A Paris peut-être ou en Province
Aller remettre des pendules à l’heure
Au milieu de la foule idole ou Prince

Il me faudra encore trouver les refrains
Arranger les accords et les mélodies
Mais surtout chanter pour quelqu’un
C’est vrai que j’aimerais voir Elsa ravie

Je ne vois plus les choses autrement
Les textes sont écrits la guitare à trouver
Pour faire quelques arrangements
Et puis chanter de Printemps en étés

Les arpèges c’est un peu difficile
Il me faudra alors m’y atteler souvent
Les arpèges au village ou à la ville
Pour provoquer quelque enchantement

Trouver un bassiste, qui jouerait avec moi
C’est une idée que j’emprunte
Car cela a été fait au moins cent fois
Mais les répètes et l’absinthe

Ce sera un peu nouveau pour moi
Qui joue plutôt en solitaire le jour, la nuit
Quoi que j’ai eu un groupe autrefois
Zarathoustra, c’était son nom mes amis

On a joué Brassens et Bob Dylan
Aussi Noir Desir et aussi Nirvana
Est-ce à cette époque que j’ai revu Hanane
Dis le moi si tu passes par là…



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