Le crâne ancestral

Forum & Blog collectif

Le forum où l'on parle de tout et de rien, littérature, poésie, musique, photographie, éthnologie, sociologie, politique, science, religion, darwinisme etc.

You are not logged in
Liste - Nouveau sujet - Recherche - - -

Préface à mes poèmes publiés sur le forum de Lipsheim.org

Charlie 

publié le 15 April 2009 19:56 de 90.13.244.[...]
   

Combien d’heures de déroute, d’années parmi les mots et les rimes… J’ai l’impression de revenir des enfers, j’ai l’impression d’arriver au paradis… C’est sûr, il y a souvent du noir, à l’image de mes idées dans ces années « Fleurs du mal » et « Illuminations », Ces années juste après les « Paroles », qui m’ont dit quelque chose de la poésie. Prévert est sûrement toujours vivant, vivant dans les rêves. Et Desnos résiste toujours aux armes et à l’envahisseur. Apollinaire n’en est pas à son dernier calligramme. Éluard aime toujours et inscrit dans les cieux ses nouveaux poèmes d’amour… Ponge n’en a pas fini de prendre le parti des choses. Neruda qui fait plus d’alchimie que de poésie s’en va discuter avec les étoiles d’une autre voie lactée… Et tandis que les surréalistes bataillent avec Breton les enjeux du mille et unième manifeste du surréalisme, je me remémore les œuvres d’Ernst et Tanguy, et puis de beaucoup d’autres dont le nom m’échappe, en emportant quelques souvenirs de Dali… Ils ont été mes sources, et bien qu’ayant eu peu d’échos de mes lecteurs, il en est tout de même qui m’ont mis la joie au cœur et le soleil en tête : je ne pouvais pas écrire de poésie encore longtemps sans une vraie pause, une pause qui me permette de voir d’un peu plus haut, d’un peu plus loin l’ensemble des écrits, peut-être pour les oublier, pour que plus rien en elles ne m’appartienne, n’y lassant qu’une signature, ou un message du genre « Au suivant » mais, mais… Au suivant pour combien de temps ? Ne vais-je pas encore une fois être emporté par le fleuve sacré de l’écriture ? Mais alors je voudrais passer à autre chose, sans doute : une petite nouvelle de 100 pages, qui raconte une histoire de sang sage, de parfums présents dans ces lieux où l’on respecte la Terre, cultive les amarantes et protège les abeilles, un de ces lieux sur terre où l’on s’arrête un jour d’été pour une crêpe au fromage et une bière biologique, un lieu de paix et de culture, où l’art s’est fait un nom, où l’artiste a son jardin, et le poète a le chêne de ses contemplations… Un petit endroit des Vosges, pas loin du lac de Pierre-Persée, à fleur de montagne… Une journée ensoleillée que je raconterais comme un souvenir du bonheur, ou bien ce serait une histoire inventée : rêvais-je ? Y suis-je vraiment allé ? J’imaginerais encore les feuilles fragiles de cet arbre au bord du chemin se balançant dans un petit vent léger, ébloui en les regardant par le soleil… J’attendrais même qu’il se couche, pour le voir orange comme le matin, puis rouge comme du bon vin… C’est une histoire comme celle-là que je raconterais, l’histoire de la liberté qu’on connaît vraiment bien, qu’on apprécie mieux qu’un trésor quand on en été privé, quand on a cru ne jamais la retrouver… Une histoire de liberté dans la saison la plus chaude de l’année : une solitude pleine, une solitude illuminée, et puis te rencontrer, lever le poing ensemble, encore une fois, voir le soleil nomade glisser sous nos vêtements, puis retrouver la paix au bord de l’eau, le bonheur à cheval, Hasta Siempre au cœur et ses mots à la bouche… plonger dans tes yeux jusqu'à la nuit tombée, à tes genoux à mappemonde jouer une partition d'Italie et puis quand l'archer bouge à ce firmament tout juste accordé frotter mes lèvres à tes baisers...


Re: Préface à mes poèmes publiés sur le forum de Lipsheim.org

Charlie 

publié le 16 April 2009 02:26 de 90.26.195.[...]
   

Bonne nuit.


Re: Préface à mes poèmes publiés sur le forum de Lipsheim.org

Charlie 

publié le 16 April 2009 10:53 de 90.26.156.[...]
   

Ces écrits sont « un peu » le fruit d’un combat. Combat pour la poésie, et par elle, pour les mots, la diversité des langages… En écrivant, je ne fais pas que poser des mots sur du papier, je poursuis, pour moi et pour d’autres, les chemins de la liberté : écrire, comme un devoir, comme une mission qui, si elle n’est pas ici réussie, accomplie, permettra je l’espère à d’autres de s’en servir de courte-échelle, pour d’autres mots ou pour un voyage, une destination, ou pour que là où apparaît l’horreur triomphent enfin les rimes et la Liberté.



  |