Le crâne ancestral

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LECTURE DE POESIE EN PUBLIC

JPG pictureGREG H 
publié le 21 June 2006 10:32 de 82.244.193[...]
   

Cette fois c'est la bonne !!!

Copie de 24 juin 2006.jpg


Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
GREG H        
publié le 24 June 2006 01:03 de 82.244.193[...]
 

dernière ligne droite



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
T à Gage        
publié le 26 June 2006 09:07 de 82.244.193[...]
 

IMG_3064.JPG
 
IMG_3067.JPG
 
IMG_3068.JPG
 
IMG_3074.JPG
 
IMG_3081.JPG
 


Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
dav        
publié le 29 June 2006 11:15 de 62.129.164[...]
 

Sympa les tof, oho je reconnais des gens !



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
idir        
publié le 16 February 2007 21:31 de 196.217.22[...]
 

je suis un mordu de la poesie et je souhaite un jour publié mon receuil et trouver un editeur
GREG H a écrit:
> Cette fois c'est la bonne !!!



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
miro        
publié le 17 February 2007 08:53 de 83.196.6.2[...]
 

t'a ka taidité toi maime



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
zhyro        
publié le 17 February 2007 08:54 de 83.196.6.2[...]
 

eh greg sur la photo ou qu'c'est la première on croirait qu'ta une grosse fausse moustach



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Romain        
publié le 18 February 2007 00:31 de 83.196.6.2[...]
 

Bonne chance.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 18 March 2007 15:58 de 90.5.189.9[...]
 

Merveilleux


Merveilleux est l'étrange,
que nul ne le dérange.
Assoupit de lire de velour,
s'éveil le parfum du jour.


Comment pourai je vous raconter
en quelques mots sur du papier,
qu'une fleur en ces lieux est née,
d'une beauté jamais citée.


Pour elle sont mes voyages,
pour elle je suis sage;
en pays du Non-Parlé
aux doux parfum de vérité.


Comment voulez-vous que je vous dise
rien ne s'explique en Para-Dise,
devant vous se matérialise
ce que les reves réalisent.
GREG H a écrit:
> Cette fois c'est la bonne !!!



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 18 March 2007 16:11 de 81.49.168.[...]
 

Joli poème !!!!



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Bouhhhoubboubou        
publié le 18 March 2007 18:52 de 81.50.244.[...]
 

Miro félicite Léopoldine, Léopoldine de 15h58 et Miro de 16h11 ne font qu'un, Miro félicite Miro, comme c'est beau.

Bravo Miro - Bramo Viro !



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 19 March 2007 16:04 de 83.196.24.[...]
 

Ah non désolé machin il doit y avoir une erreur



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 19 March 2007 16:05 de 83.196.24.[...]
 

sinon à part ça il neige dehors



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 01:02 de 83.196.24.[...]
 

Cependant qui est léopoldine ?



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 20 March 2007 02:21 de 90.5.189.9[...]
 

je réponds a miro je ne sais pas si j'écris comme toi je ne t'ai pas lu et puis meme ce n'est pas grave il y a toujours des pensées qui s'entrecroisent les notres ont du le faire ne sois pas en colère ni faché puisque je ne le suis pas leopoldine,? et bien si tu veut tout savoir;elle habite en pleine campagne pour avoir le ciel a sa porte les yeux sur la Lune les pieds sur la Terre ,,elle est en équilibre sur les nombreux fils de la vie si je reve comme toi sois heureux tu n'es plus seul désormais ,tu vois moi ca me met le coeur en joie de savoir qu'il y a un autre avec un peu de moi rzeve ne t'arretes pas de rever peut etre qu'un de ces soir prés de celle qui veille on se dira les histoire du premier jour ou bien viendras-tu t'assoir prés de moi dans le dernier jardin tout au bord de l'abime j'avoue que cela me ferai bien rire de te voir arriver jusque là je te fais de gros gros bisous



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 01:02 de 83.196.24.[...]
 

Je suis inquiet de voir quelqu'un qui écrive comme moi !!!



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 01:03 de 83.196.24.[...]
 

d'ailleurs moi je ne fais pas de fautes



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 01:05 de 83.196.24.[...]
 

Et puis : greg qui me connait un peu sait très bien que je ne serais pas venu foutre mes poèmes sur sa page à lui, merde alors !!!!



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 20 March 2007 02:41 de 90.5.189.9[...]
 

je ne savais pas que c'etait la page de quelqu'un je demande mille fois pardon a ce monsieur je ni connais rien dans vos trucs -machins modernes cela fais exactement 3jour que je me sers d'un ordinateur pour les fautes je sais forcement je dois en faire une ribambelle le francais m'ennuyer a l'ecole ,maintenant je le regrete bien ;Monsieur greg pardon

je vous offre ce poème


Sur un temps donnant la cadence
quelques Lunes déposent sciences.
Il y a temps de révérence,
sur le temps,les reves avancent
Vois les anges de capes vetus
chantaient au nom de La Liberté.
Pour chaque Lunes qui ce soir est venue
s'etend beau chant d'éternité.
Par si belle promenade
ce que dit Liberté dans la nuit,
sème Lumières en myriade,
s'apprend dans autan de Paradis.
Le Silence tout en Lumière
ouvre la porte des Univers,
regarde dans le temps la Terre,
reves posés sur Luminaire.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 12:33 de 86.204.178[...]
 

joli de chez joli, j'aime vraiment...



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 20 March 2007 12:47 de 90.5.189.9[...]
 

bonjour monsieur miro je suis contente que tu trouve cela joli .j'aimerai te lire que faut il que je fasse pour cela,apprend moi.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 13:38 de 86.204.178[...]
 

Il faut que tu t'adresses aux éditions "Le grand souffle", ils ont mon recueil. Le mode d'emploi c'est Desnos, Kant et Descartes, de manière épicurienne cependant.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 20 March 2007 14:25 de 90.5.189.9[...]
 

Cest terrible je crois bien que je suis en retard de 2000an comment ca se fait qu'on ai besoin d'un mode d'emploi pour trouver un livre tu peut pas me donner le titre de livre avec je pourrai te retrouver mais là si il y a encore un mode d'emploi je vais etre perdue déja que je fais erreur sur erreur sur l'ordinateur je voudrai pas tout faire sauter aller c'est le dernier de la journée apres je vais écrire peut etre que j'aurai le plaisir de te lire ce soir

Dans l'infini ou l'esprit est si beau feu
je parcours les pensées de mes aieux.
De ces instants d'histoire dans l'histoire,
naquit de lui un Univers d'espoirs.
En si beau jour conté mais tant ignoré ,
viendront anges de pays oubliés;
sans plus de bruit éclairée par Luna,
m'évaderai dans la nuit sous Hasta.
Revoir le ciel parcouru dans l'immensité,
baigner mon ame dans des envolées;
regardant toujours ou mes pas errent,
prie pour voire la Lumière de la Terre.
Rever et parmi ces errances sans treve,
vous raconter en ces lieux un reve;
celui de caresser enfin le Lys,
fleur de pensée que je vis jadis.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 16:05 de 86.204.178[...]
 

Un peu de chocolat dans notre
Amour diluvien comme une pluie
De septembre sous la lune d’Italie
Au chevet du feu de tes cils

Nicolas
Une heure à vivre sans toi
Une folie un jour qui te ressemble
Un mercredi
Où la limbe pacifique de mes écueils

Monte vers tes mains souveraines…



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 21 March 2007 14:24 de 90.5.189.9[...]
 

bonjour j'ai recus ton écris mais je te promet que notre facon d'écrire est totalement différente ce que je viens de lire est mélancolique une tristesse que je ne connais pas je ne peut te dire que j'aime ,quand j'aurai ton livre je te dirai ce que je recent de tes écris celui-la me fait presque de la peine je crois que je n'utilise pas lapoésie de la meme facon j 'ai tellement besoin de m'évader de tout ce brouahas si stérile ou plus personne est réel.je te fais de gros gros bisou



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 20 March 2007 16:07 de 86.204.178[...]
 

Le

Recueil

Des

Six

Dieux














Nicolas


J’ai le porte-plume qui déraille
Et des mégots plein le cendrier
À ces heures on cherche un rail
Ou un ami juste pour un baiser

J’ai l’adrénaline qui se dissout
Juste pour avoir appelé la Chine
Mais cela ne suffit pas à mon cou
J’ai le blues au fond de la mine

J’ai des fraises et des cailloux dans la tête
Et puis du vin sur les genoux
Amoureux d’un homme aux yeux de loup
Et au regard blanc comme une fête

Mais je crève et pars en exil
Avec un couteau pour mes veines
Ou une balle dans un flingue pour que de haut
Une dernière fois il voie mon échafaud

Qu’il jette des roses à mon cercueil
Et un regard heureux de deuil
Je suis l’ami qui le lâcha
Jamais le lion plutôt le chat

Je l’ai aimé depuis l’asile
Tourmenté par la jolie môme
On veut de nous du grain à moudre
Nous sommes les dieux pris sous la foudre

Nos regrets sont des fantômes
Nous sommes perchés sous une potence
En attendant le vin d’aumône
Berceaux brisés pris sous la stance

Nicolas je t’aime de mon trépas
Je vivrais mieux chez les crocos
Ici c’est l’hydre des malices
Y f’rait pas bon être hétéro



















ENSEMBLE


Ta maison est méditerranéenne
Avec son cyprès qui sent le laurier rose
Et l’habitant toujours incrédule et le carillon

Ta maison ressemble à la mienne
C’est elle qui nous donne cet amour à la con

Tu vois mon ami je caresse tes cheveux blonds
Avec de la farine
Et je chante sur le muret nos oraisons

La nuit accueille la ville de nos rêves
Toi tu entends les filles et moi
J’observe ta peau qui brille

Si je pense au ballon rond de tes matchs
Je feins toujours d’ignorer tes sentiments
Mais je t’aime d’une hutte
Où tu as la place d’un sergent







































LE POÈME DES SIX DIEUX




C’est la pluie glaciale qui marque à l’heure ma mémoire
Un torrent dans un mercredi boueux de septembre
Une enclume sur ma tête devant l’école de l’histoire
Une vie dans la nuit littéraire clairsemée d’or et d’ambre


Je vois s’amonceler des mots sous le givre d’octobre
Une perle tombe sous la veste du marin que je suis
Et si souvent je voudrais mais aucune âme n’apparaît
Dans la nuit de ma vie une note de suie se mêle au lait
Et je suis comme un chien qui attend qu’elle sourie
Dans une robe où je la voyais mais qui restera d’opprobre


Comment je pourrais t’oublier dans la Noël des oublis
Comment je pourrais recueillir de nous encore l’insomnie
Quand je pense aux hommes apparaissent des souris
Si une femme apparaît c’est dans la grisaille de mes cils


À mots passants j’écris Ursula en hurlant de brèves minutes
Je crois aux chagrins quand ils s’émiettent en roses rouges
Je crois aux mots je crois aux passants qui discutent
Dans le Gange tes sourires m’attirent les ennuis d’une gouge




Poème de la nuit


La première fois de ma vie
C’est toujours la plus dure
Les stances sur la lie
Et les chagrins les éraflures

On entend des berceuses au loin
Craquer dans les fruits orange
Et le fiel arrive en baldaquin
Il nous émeut sous la grange

Je vous loue enfants du firmament
Et ne veux de vous que folies
Dans vos doux manteaux accomplis
Mon arc raccourci dissout la pluie










UNE LUNE


Une lune passe dans le temps
Quatre mille argents sales soufflent
C’est l’appétit des indigents
Du vin de ceux qui se boursouflent

Souvent on passe dans la rue
Un soldat peu dangereux nous accueille
C’est celui de ceux qui se muent
Dans ce ciel bas que l’on cueille

Je reçois des lettres d’ailleurs
Quelques apostrophes se mettent à briller
Et dans les callunes des leurres
Quelques strophes se mettent à ciller

Souvent on mange sans appétit
C’est le destin sans airain des mortels
Mais si le vin se fait tout petit
On voit les étoiles qui chancellent




ÉTOILE ATLANTIQUE





Une étoile s’éteint sur l’Atlantique
L’Atlantique c’est le beurre de la Méditerranée
Et les chagrins vont comme des biques
Qu’il fait bon de se sentir suranné


On voit les oiseaux s’envoler vers là-bas
Un chemin s’ouvrir dans la prairie
Et à mille lieues de mes bras
Un ange bleu s’obscurcit


Je reçois les lettres d’un vieil ami
Dans la cabane de mes apathies
Comme si du do naissait un si
Il ne nous faut bien que des manies


Souvent un soleil s’ouvre à l’heure des désillusions
Un condamné s’en va sans haleine
Peine perdue dans le givre des prisons
On ne retient des créanciers que la haine





RECUEIL de
POÈmes ..
Mai 2006 .
Poème premier






Qu’il caracole
Et qu’il s’endorme
Je me souviens
Marin
Enfin
Le sel
Et l’eau
Un sceau soudain
Et le chaos
Je me souviens
Comme de rien
La gnôle
Comme cet étain
Vieillir ma peau
Le feu brûlait dans la cheminée
Et le bois brûlait toutes ses années
Quelques gouttes sur la carte
Étiolaient l’âme ailée
Ruisselante sur la corde
Et l’hôte au visage fier
Qui riait tout en lumière
Dur au fond du cœur
Comme nul ne l’avait été
Et chauve et coquin
Et pitre au fond de l’œil
Et grave au fond des tripes
Pourri dans le mien
Et stoïque à mon air
De deuil
Feint
Et crispé sur la brindille
Du sol éteint


La honte ou bien la mie
Est-ce, en vrille
La main sans destin
Le bol plein de cette eau chaude
Et parfumée
Ou bien encore le sable vil
Des deux jumeaux
Est-ce notre peste
Ou celle de dieu
Qui nous fait vivre encore
Est-ce enfin malheureux
Que s’éteint l’âme d’or
Du fric encore souverain
Est-ce notre vie
Ou bien est-ce leur chagrin enroulé
Est-ce le mieux
Ou alors la folie habillée
Que nos destins fignolent
Est-ce la vie
Ou bien est-ce la mort
Est-ce la mie
Ou encore l’âme qui dort
Au lointain
Leur triste figure
De machins qu’on déterre
Leurs figures de malsains
Qu’on aime ou qu’on redore
La belle qui s’offusque
La foire où mirandole
S’agenouillait
Flétrie
J’entends
Un jour encore


À l’âme instinct
Au gré du vents
Et des accords
Manouches et fusillés
Encore chétifs
Encore gras et veules
Encore maladifs
Encore nombreux
Mouillés ou presque
Au bord
Amorphes
Du droit chemin
Mon opuscule
Mari en écueil
De lettres trop brèves
Et parfois trop cultes
J’entends ta voix
Berce ma taule
Maligne bleue
De ton étoffe
Encore au creux
De ma mine fantoche
Écarte un peu
Les poils qui s’accrochent
Encore et vois
S’enfouir malheureux
Un druide fantôme
Qui s’éteint comme au faîte
Est-ce encore
Le parfum de mort
Est-ce encore
L’amour à retors


Et d’hautains lieux
Comme des cicatrices
Joie canine et moche
Grillée avec nous
Un matin de pluie
J’entends fuir comme autrefois
L’enfer à peine éclos
Des fils qui vous arrachèrent
Tels de vifs soupirs
Lointains
La rage s’émeut
Encore
Une fois
Et puis se meurt
Sa souffrance est comme une carie
Et nous réveille en plein chemin
N’avais-tu vu
Sous l’avaleur de grain
L’enfant sacré qui nous parlait
Et gémir la vache au fond des grues
Que
Mille fois
Le nouveau matin
Assainissait
Il eut suffit
Soudain
Qu’encore
Vienne la mort
Il eut fallut
Ce matin
De vieillir les corps
Comme autant de recors


Est-ce, minables perceptions
De sous cette bulle
Que je vois
Son alpage rond
Clou visqueux
Et sismique
Foi d’alpagon
La mort n’est plus
Sous ses chevrons
Qu’enclume en friche
Je vois mourir
Sous l’aile canon
Mille aïeux oubliés
Du jardin méthodique
Je vois vieillir
L’art vermifuge
Glorieuse mimique
Du ciel ancien
Au flair ivre
Et s’engouffrer
La terre au lieu
Du moulin soudain
Renaître magique
L’instinct soupir
Errer au fer
Le voile d’espoir
Du fifre craché
Et s’endormir
Nouvelle jeunesse
La parole glorieuse
Accrochée à nos vivres
De mille sornettes

Est-ce la vie
Ou est-ce la mort
À dents de lierre
Ou quatre à quatre
Criant magique
Où mon instinct
Étamine titanesque
Grille et s’occulte
Au gré poudreux
Est-ce, titanesque
L’orgueil civil
Ou bien mortel
L’ordre établi
Le cuistre orné
D’églises hautaines
Sous l’huile nuisent
Mille orgues
Chevaleresques
Et agrippés
Leur mule grotesque
Presque éteinte
Un cheval dans la garigue
Recule et s’élance
Est-ce la vie
Où est-ce la mort
L’étain vaseux
Crispé et déifié
Est-ce la vie
Aurore
Notre vie
L’hermine sagesse
Gazouillant d’écrins noircis




POÈME DES DESTINÉES



Je dessinerais une fenêtre
Un grain chétif à la mémoire de l’ancêtre
Que puis-je encore
Un chapiteau peut-être
Pour nourrir les chagrins
Des âmes fêlées sous la pluie
Une écuelle sucrée pour les communiants
Ces enfants dans leurs robes
Éreintés par les âcres funérailles
Des vieux passant leurs dernières heures
À l’écoute des lectures embarquées
Loin de Saussure
Loin de Montmartre
Sur les brouillons verdis
Des allées fléchies
Comme un rêve pour les familles d’athlètes
Comme une trêve
Obsolète
Lundi jeudi dans les prairies buissonnières
De la vie qu’ils enchaînent aux paperasses





AUX GENS DU DANUBE



Oh gentes dames vous voulez nos armures
Oh comme elles vous césurent vous en riez plutôt
Il faudra bien un jour que je vous jure
La blessure nous met le pied à l’étrier des mots


Vous mesurez les distances dans le sable
Vous bernez les calques misérables
Où donc est passé votre nez de grand diable
Il n’y a bien que la rancœur qui vous accable


Vous sifflez et vous nous interpellez
Il faudra bien recoudre ce fichu de foutu nez
Vous riez vous attentez à nos paroles
Ce n’est pas vraiment que le vin de kermesse rende si drôle


Vous approchez de nos iris enrubannés
Il faudra bien vous munir de quelques roses
Dans nos jardins les agneaux qu’on arrose
Font la paix avec les fleurs de nos années


Les prunelles de vos yeux grandissent
Ce n’est pourtant pas si difficile d’échapper aux kolkhozes
Vous voudrez bien faire patienter ces indigènes de la prose
Vous disent les agents sur la piste


Qu’on ajoute à leurs remords loin des miracles
La lame nouvelle tirée de la nuit des oracles
Il ne vous en suffit d’une vous aurez aussi la nôtre
Le diable a toujours quelques crans cachés par l’apôtre





















Nouvelle sur le bord de la route




Juin éclipsait ses dernières aurores, et Julie arrivait à peine à attraper les
cerises pendantes de l’arbre presque millénaire. Chaque fois son œil heureux se
rouvrait au printemps de l’arborescence toutes nouvelle, avant juillet, avant que
la nuit ne retombe. C’était toujours la même fourmilière qui réapparaissait chaque
année nouvelle sous le noyer, comme une hécatombe frémissante venue de profondeurs
de la terre. Chaque matin comme un infini crépusculaire donnait ses oiseaux
chanteurs, et ses mousses lumineuses sous les arbres arrachés autrefois. Une fois,
elle se souvenait qu’elle avait vu ces grands peupliers s’écrouler dans le vent
infernal, ce jour mémorable de décembre avant Noël. Elle pressait ses mains sur le
fauteuil aux chromes imparfaits, pour avancer un peu vers l’abri d’où attendrait
encore le vieux tracteur indésirable. Elle passa ses mains sur la carrosserie
encore un peu rouge. Le soleil, au fond de son âme, restait noir, comme froissé.
Non loin de là,
la forêt esquivait ses derniers rayons estivaux. Comme des revenants maladroits,
ses vieux camarades de classe jaillissaient dans sa mémoire, en de brèves instants,
lui jetant comme un dernier regard, sans espoir, un regard pour le souvenir, noir,
un regard d’œil parlant, infiniment présent. Les machines dans les champs cultivés
en faisant leur tintamarre habituel ternissaient l’horizon de poussières et
d’insectes surexcités, les dernières fleurs des champs faisaient leur salut aux
esprits qui veillaient sur elles. Un promeneur passa sur le chemin près d’elle. Son
visage sans expression semblait animé d’une lumière bleue, presque cristalline. Il
avançait vers elle, au cœur de son corps et au corps de son âme.

Les friches sous la planète fuyante s’étirent, le mois de juin fait son
tournoiement équivoque, un poème endigué coule sous la terre, une lettre postée
traverse la guerre, les chats miaulent au passage du facteur indiscret, Julie
ouvre la lettre et lit comme un psaume intérieur les mots inédits.

Les fruits pourrissent dans leur coupe et la chaume s’éveille, les racines du
vieux chêne jaillissent sous le granit inhabité, et janvier enneigé exhibe son
cantique inopportun.

« Pars d’ici, misérable chevelu, pars d’ici et ne reviens plus, guérir notre
flamme biscornue ! »

Janvier fait toujours peur à dire, et la paume des Christs de tous pays vieillit
elle aussi.

Un rat ronge son pain quotidien. Neptune s’en souvient et Paris maigrit. Sa
cervelle implose, Paris exhibe toujours ses majuscules mais ne s’en souvient plus.
Paris reste Paris et son dos saigne, incrusté de crèches et de moutons de bois.
Paris comme la Seine déverse ses ragondins corrompus.

La lettre au ministère devient chambranle aux mystères indésirables.

Paris somnole.

Paris lève son pouce, et tiédit dans la nuit sous le pont du canal.

Nietzsche était beau quand même. Je le déteste.

"Le dégoût de la saleté peut être si poussé qu'il nous empêche de nous nettoyer(ah
ouais c'est vrai il n'était pas qu'antisémite),-de nous "justifier".


LÀ HAUT



Les poèmes de haine
Finissent dans les ruisseaux
De mauves où Marjolaine
Caresse nos chapeaux


Les versets mélancoliques
Arrivent dans leur berceau
Et leurs reflets toniques
Inondent à fleur de peaux


De tendresse et puis aussi d’espoir
Nos vains regrets fantômes
Et filent en désespoir
Les chagrins blancs de l’aumône


Sous les passerelles perchées
S’endort alors un long dimanche
Qui finit aux aurores
Par retourner ses hanches


Arrivent les feux de désarroi
Les soufflets pour les raviver
Le début de la foi
Et la fin de nos lois

La guerre est arrivée















LE BONHEUR DES HUMBLES




Vive devant l’arc en ciel
Et son latin nouveau
Le pays à la fontaine
Baigne ses enfants au tombeau


Les murmures deviennent gris
Pour de jolis yeux verts
Les hommes qui savent aussi
S’unir sont téméraires


Ils écoutent le cours savant
Dans des rivières aux eaux vives
Et chuchotent dans les airs
Leur sourire énervant


La sirène retentit
Qui nous épargne la course
C’est la cloche cristalline
Qui nous borde de mousses



À Lucie…


Elle passait sous la hutte
À côté des haricots
Des patates qu’on butte
Jamais tard ni trop tôt

Elle y cueillait la marguerite
Faisait un saut agencé
Et comme elle le mérite
L’oiseau bleu se mit à danser

Elle sentait le parfum inconnu
De quelque fleur choisie
Par le vent qui arrive nu
Par de fidèles manies

Sa main passa sur la pierre
Posée sur le muret
Saisit le sable d’hier
Tombé en son sommet

Une ville s’alluma dans le jour
Un artiste descendit pour voir
Si par hasard alentour
L’on pouvait entr’apercevoir

Une misère de vautour
Un chat gris un chat noir
Le carcan d’un oiseau lourd
Ou le passage du tamanoir

S’élança dans les blés mûrs
Hébété et comme sourd
À l’assaut de la nature
Dans le sang d’Oradour




IL VINO



Le vin de nos désirs
Manque au chagrin de la nuit
Au rouge la teinte vire
Par manque d’insomnie


Nous passons dans l’ombre
Choqués par leur allure
De fantassins dans leurs tongs
Il faudrait laver nos armures


L’envie d’éternité se gonfle
Et comme nous sommes repus
Le chenal aride se dégonfle
C’est le bonheur qui nous salue


On entend les vastes collines
Se gorger enfin d’infini
Sous l’éther qui ravine
Pour de pauvres chats gris


Un morceau d’océan
Cligne ses yeux endormis
Dans la chaleur d’Este Van
Que la rage enfin nous fournit









ÎLE DU DIABLE




J’enfante d’une aquarelle dans le ciel
C’est l’heure permise des merceries
Quand un pigeon devient une tourterelle
Et mon orgueil une pagode à dents de scie


J’aperçois les pieds bleus dans la friche
Quand ma bien-aimée Mercure fléchit
Je reçois les perles au lieu des acrostiches
Et m’endeuille en espérant l’anarchie


Un souffle venu des pacifiques
Creuse les chenaux éberlués de l’Histoire
Et comme un souhait attenté aux mimiques
Sa majesté comme je la prie se colle au couloir


Les feux des toiles dégoulinent en cadence
Et l’armement se fait fleur noire et unicolore
On applaudit les éclats mélodieux de France
Pour que la famille des continents vienne encore


Nous passons sous les parapluies de festival
Et c’est la magique reine qui se repose
Nous rentrons trempés dans le vieux tribunal
Comme des jouets moribonds de la prose


C’est ainsi que passent les cruels engagés
Démunis quand on en fait des buveurs d’or
Mais si ces chemins sont outragés
Je crois bien qu’il faudra s’étrier encore


Romain,
recueil de
juillet,
dernier
poème, 2006.



















VOUS AVEZ DIT « AURORE » ?




Le ciel clair de cette Normandie disparue
Raisonne
Comme un printemps nouveau
C’est le clairon
La lune joue l’harmonium
Et l’heure absoute
Fausse assure aux loirs
Une obole de fortune
Je m’émeus ce soir
De l’absence des klaxonnes
J’arrive ivre de désespoir
À l’heure qui sonne
Me repose
Des lumières lumineuses diffuses
Comme personne
C’est la nuit
L’hiver à coup sûr
Qui fredonne ses mélopées de Saussure
Il en faut peu pour qu’il s’abandonne
À quelques illusions perdues
D’Ariège ou de Garonne
C’est le fiel de nos allures
Qui s’aventure
Vois donc la lune miroite
Dans ses chaussures
Adieu macchabée
Regarde nous voyons plutôt le gris de Toul
Ou la fratrie plausible
Ses germes
Ses coutumes
Et son envie
Et se moque
Mais on rétorque
Pour que revienne le sang des larmes
Un air de Rock
Chétif
Embaumé de colchiques
Manoque
Trésor du monde
Parsème Une et immonde
La prose réussie
J’accomplis
Tes phéromones
Au tertre frais du vide
Insipide
Diabolique
Et féru de ces choses ironiques
Que la nuit molle emporte

14 JUILLET 2006





POÈME DE NOËL



À Greg H.




C’est toujours les mêmes bêtes
Qui creusent sous ma Chapoue
Les talents de la mimolette
Comme une fiole qui se secoue



On entend les vers susurrés
On voit du vin on boit de l’eau
Et dans les gants indomptés
On se met à l’amende des sceaux



Il nous faut les lieues minuscules
Des échancrures du temps indistinct
Et un manège bleu qui recule
Dans la nuit que le feu retient



Il faut du vent il faut des meules
Les savants puérils et le savants sacrés
Un dieu fervent un dieu fou et veule
Et une mélodie là dans l’aire agencée



...





Romain HENTZY
23 décembre 2006


POÈME À NICOLAS



Les allées du printemps
Sifflent leurs auréoles coutumières
Et janvier dans son grand manteau blanc
Blanchit les éloges tanières

On passe comme Jean dans le tertre
On s’émeut des mages de crépuscule
Et sur la machinerie du spectre
La mandoline est comme une pute

Il faut du courage pour la vie
Des femmes belles comme Nicolas
Il faut grandir et s’enhardir de filles
Grossir comme un grand saint cancrelat

Tu sais j’ai souvent pensé à toi
J’ai grandi au bord de l’eau
De ton eau magique dans la classe des rois
Louis XVI à côté de toi c’est Mirabeau

Je t’aime du fond de mon garage
Où se range une vieille bécane bleue
Motobécane de merde comme en étalage
Tu es mon amoureux de cancre malheureux

Retrouve Lucie embrasse là sur la bouche
Je te donne mon élégant Romanain
Et souvent dans ton lit j’irai poser l’iris louche
Et m’empiffrer de miel de ton bain

Je t’aime tu comprends je suis Jean Moulin
Et devant la messe de tes cieux mélancoliques
Je berne Klaus Barbie je le mets en tunique
Et puis de toi je fais mon meilleur copain

Merci Nicolas tu sais le pastis bleu
C’est comme un éléphant pour tes yeux verts
Je reçois ici le message de l’archange
On s’unit tous les deux on part demain pour tout l’hiver

On se régale on déguste des croix rouge et bleu
On parcourt Mars comme des galants croisés
On s’écarte le cul sur les colchiques soyeux
Et devant la Mecque nous ratissons les croix gammées

On s’éclate devant le massacre d’Hitler
On mange des prunes je les cueillerai moi-même
Et devant la bagnole on se met au vert
Pour tes yeux je vais franchir la Bohême

Je vais rentrer dans le train pour ton courage
Je vais maudire les dieux même les dieux celtes
Je vais cueillir ta fleur de l’âge
Je vais sucer l’iris au violet et manger le kilt

Je vais partir comme dans l’Heimat
Grossir comme Obélix devant l’anorexie
Manger les sardines et le pain des enfants des Carpates
Et grandir devant ta bouche comme une dent de scie










POÈME À COLUCHE

Par Romain HENTZY




Une vieille musique me donne l’air de frousse
Je chante dans la nuit d’un hôpital sous la friche
Je perce les ans de mes dents pâles comme la mousse
Je creuse ma vie dans la tienne je pisse d’un rire de ruche


Je calque sur la cartoline une guimbarde chamanique
J’égale les missels de la vie des armuriers
Je passe dans la forêt galvanisée sous tes vrais cantiques
J’entends dans la ville tes sorcières contentes et fières


Je soutire le vin je bois l’eau-de-vie du ciel bleu de novembre
J’examine les parcelles de ta conscience des malades
Et quand la nuit de mon cereveau sent l’or et l’ambre
Un magasin grand comme un cahier bleu pétarade


Je souhaite les vieilles mélodies de France et je tombe
À l’hôpital de la Santé j’aurais eu raison de dire treize heures
Et la pluie de septembre ma crispe comme une ombre
Je suis un calcifié devant le führer con comme du beurre

Et je marche et j’entends les sonneries da ma putain d’usine
Un machin droit comme un pic chante qu’il faut aimer Nietzsche
Moi je berce les enfants blancs comme des citrons praline
Pour qu’un jour Colluche soit Dieu dans la jungle en friche !



POUR LE FUN



LUCIE SALOPE PÉTASSE



Joie des moches tu chantes comme mon prisonnier
Tu parles aux mouches tu prie devant la luxure
Tu m’attends j’entre dans l’Église je te gracie
J’ose les perles bleues et j’égale les mûres sur le muret

Je parle aux dieux je les amadoue je suis Jean
Je te fais reine dans les allées de ma conscience
J’écris de folie je risque la vie d’un vieil archéologue savant
Et devant le roi j’éclate l’homme de science

Je pense à Darwin je prépare un site à son honneur
J’inonde les camps je pense à Nicolas
Je passe mon temps dans le chenal des leurres
Et devant ton Église moi tu vois je suis las

J’ai aimé Lucie mais elle va trop en ignorance
Elle est morte pour moi j’aime un garçon moins misérable
Ta vie ton œuvre m’a mis en transe
J’en ai fini de toi de tes yeux noirs je quitte ton étable

Crocodile dans le temps des sémaphores
Je croise les phares mous des milles et une nuits
La musique des chaînes me ferait pire qu’amphore
Et je veux que tu partes crever comme moi dans la cendre jolie

Va pars retiens que je ne t’aime plus et plus jamais je ne t’aimerai
Va va t’en soupire crache ton haleine de vieille chaudière
Creuse les tourment dans la vie d’autres gentlemen l’été
Je gardre de toi l’hiver d’une nuit dans la rue Charles Leclerc




J'aime la guillotine... Elle lave les souvenirs épars sur le trottoir désert de ma vie.

SOCRATE ENCULE PLATON.





POÈME DE JEAN MOULIN






La torture c’est l’apanage des misérables
Une obole de fortune dans Paris chaque minute
Je vois les tentes des abris de sable
S’enduire de chocs journalistiques en chute

*-*-*-*-*-*

Une étoile brille j’ai toujours peur des mots prononcés
Parce que à chaque fois tout disparaît
Et puis je recule j’encule le violeur sourd muet
Ce sont les tours défoncées qui m’ont agacées

*-*-*-*-*-*

Je choque ah bon je suis le mieux torturé
Je le voyais découper je pensais à mes dessins
Comment j’allais réparer les fioles salées
Et mentir pour garder mon sourire assassin

*-*-*-*-*-*

J’allais violer les enclumes pour les chômeurs
Passer pour un tueur et être un amour né
J’allais vomir avant qu’il ne m’éructe un morceau de cœur
Comme un mauvais savant devenu écuyer

*-*-*-*-*-*

Je suis des plages océaniques bleues
Si je la regarde encore je vais me foutre au milieu des cierges
Je vais me mettre à l’amande des souffreteux
Je vais la tartiner des oreilles jusqu’au yeux beiges

*-*-*-*-*-*

Je vais crever mes yeux dans sa fontaine de crachins
Je vais mentir je vais sucer je vais me faire percer
Je vais miroiter dans la lune un dernier sac de grain
Je vais mettre du vin dans les orties et des gages censés

*-*-*-*-*-*

Il me faudra des groseilles tu sais salaud de guillotiné
Il me criait « c’est moi » juste avant que je coupe
Il m’avait injurié en me traitant de pédé de navet
Eh bien devant dieu je lui bouffe le soleil et sa soucoupe

*-*-*-*-*-*

Je suis querelleur Saint-Exupéry est un aviateur
Crochu comme un pratiquant et engagé dans les artilleries
Mais il me faut des crocs d’aimants pour grossir dans mon heure
L’Eure et Loire ma patrie clame un peu des ardeurs endolories

*-*-*-*-*-*

Je reviens z’inquétez pas je reprends les commandes
Coluche était bien mais je suis l’amiral à bord
Et puis si vous voulez je me fais capitaine des amandes
Et j’enterre dieu je lui fais la peu j’encule Jésus de bâbord à tribord

*-*-*-*-*-*

Je creuse, je passe l’insecticide mielleux des mille grogs
Et j’exécute Papon moi-même d’un coup de cravache à tyranausores
Je me remets à jouer j’écris Salut à Lola je joue aux poggs
Et demain dans la chronique un enfant dit Merci devant Diana et l’aurore

*-*-*-*-*-*


MERCI À TOUS. JE ME DÉBROUILLE. ROMANIN.




J'avais accusé mais je ne le regrette pas.



À Olivier LÉTANG...






LE POÈME DE ZOLA ET CELUI DE VICTOR HUGO LE MAGNIFIQUE





Toujours des heures devant Germinal
J’en peux plus des mineurs je suis carcéral
Il me faut des putes sur les champs Élysées
Du crève-cœur à outrance de la chaleur des baisers




Je veux vieillir à Sarcelles manger du main bleu
Je veux être un missel une bible qui dit mieux
Je veux maudire Moulin je veux vivre heureux
Dans la chaleur des tapins entendez malheureux




Je veux du vin vert des épines de sapin
Les Vosges dans ma mansarde un ami de copain
Je veux crier ta fortune d’être désespérée
Et puis colporter les callunes d’un monde en paix




Je veux faire du monde une statue de cristal
Je veux crier ton heure comme un jardin de métal
Je veux l’or du temps je veux jadis et Socrate
Je veux des vieux des Clémenceaux et Blum comme Carpate




Je veux un gage de cauchemar dans la nuit d’ébène
Je veux retrouver les heures heureuseS de l’affaire Dreyfus
Je veux l’avion qui hurle son chagrin dans le chêne
Pour le maudire à tout jamais d’être si niais comme Crésus




Je veux du pain bleu Nicolas je t’aime tu es le dieu Judas
J’éxcècre la guerre je renie Platon le misérable Hitler
Je veux du vieux de vieux la lanterne à bouger pour un drap
Et de la verve noircie dans le travail des mines d’hier



Un cri traverse les dunes du Dakar immobile des saisons
La létale c’est l’apanage d’un tueur de Sioux dans la caverne des prisons
Je veux du miel doux de la sueur des cravaches calcinées
Un cheval éclairci et des photos de moi sur des airs chataîniers




Je veux croire que dieu est un homme qui dort devant la télé
Je sais qu’il oublie tant Jean lui en a mis plein la vue
Et je crois que les juifs sont tous nés grâce à moi et à l’été
Si je recule tirez ou j’exécute une crèche dans la pâleur des cités




Je suis vieux je suis con comme un sourd de mal nié
Je suis Zola j’aime la politique de ces années noires
Et comme je sens que je vais reculer ayez la pitié de l’immortalité
Un cercueil rouge et noir pour Coluche un Renaud prince dans une Hydre comme un phare




Je veux pour lui une Lola Lolita loin de moi des sueurs
Une créole la mélodie du Sud des guitares un ami prononçant le crépuscule
Des idoles à la foule pour nier Nietzsche la pédale de cœur
Et une femme un hôtelier attendri dans Gérardmer sous les renoncules




Il me faut du vin vous comprenez je suis Socrate et mystique
Un acharné des mots baveux une urne pour les échancrures
Je suis le dieu qui préserva Zeus de quelque chant frénétique
Je suis celui qui fut assassiné dans la forêt pour la belle aux armures




Et comme je chante et comme je baise je voudrais recueillir du sperme
En faire des phalanges dans le mausolée chatoyant de Cythère
Doser une colère la changer en crucifix et palper un hôtel en berne
Jouer à Stern comme Wagner Zarathoustra de misère de cimetière



Je suis à l’aviron des pensées et je m’ennuie sans Joshua
Je pars pour la Vendée j’écris des plumes sur le miroir des idées
J’accomplis la lutte en deux coups de craie sur le tableau des libertés
Et comme je fête le retour de Roosevelt je suis nageur je joue le Fa




Tout à coup tu te demandes comment on fait ces choses là
Comment on fait du terrain vague une tourbière sans droséra
Je te dis que je suis con c’est pour ça que tu es là
Mais demain à l’aube j’irai pas les sentiers couchants




Je t’entendrai gémir comme une fille qui m’apostropha
Je crierai ton infortune je changerai l’or en vin
Je foutrai des pelles de neige sur la langue d’un bienheureux
J’écrirai à la lune qu’on est bien mieux sans tout ça




Je colporterai des engelures séculaires à la brise des estivales
J’entendrai ton chant comme une fontaine à l’hirondelle
J’écrirai Émile je foutrai du bleu dans les glaïeuls du tribunal
Je parlerai d’elle je parlerai de toi j’écrirai ton prénom sur l’autel




Je croiserai les croisillons des gares dans les cadrans des heures
J’égalerai ta haine je changerai l’or en plomb
J’irai voir l’alchimiste lui demander pardon pour les crieurs
Et me dirai au bout du compte qu’on est des fleurs de l’Aveyron




Je chanterai du Brel je parlerai Brassens je mettre des fils dans la carriole
J’écrirai ton nom sur un vieux cahier d’écolier
Je demanderai des vers de Cendrars à la taverne des oraisons de mon école
Et puis j’irai mettre du cuir à la fourchette de mon tablier





Je conduirai dans la ville libellule de la cassandre apprivoisée
Vociférant d’ivresse une barrière bue dans le fer des barrières sur les rails
Je mettrai du bleu au lieu du vert je demanderai si tu préfères les haies
J’irai même hurler que si on me tue c’est pour souffler des lettres à l’ail





Jean MOULIN


Zola trouve que tu sens les égoûts.




POÈME DU MYSTÈRE

21 JANVIER 2006









DE L’OBSCURCICEMENT DES ÉTOILES


À Greg H. (avec sa permission)


Une étoile s’obscurcit dans la nuit sans limite
Chaque seconde éructe ses fièvres éclectiques
Et chaque homme s’endort comme dieu
On freine la partition farouche des cieux
On parle devant les cartes on parie du Laffite
Et puis souvent on s’en remet à Elle comme aux biques

Je vois la foire des ingénieux eiffelléistons colpoîtrer
Je vois une mer de myrte sur la barque des fous liés
Je vois une trêve s’ajouter aux rêves de maints hommes
Je vois s’engouffrer les êtres sur les chemins de la Somme
Je vois mon rêve s’envoler au milieu des écorchés
Et dans la nuit bleue de mes fruits une obole se retourner

Je suis marchand de fruits et de légumes d’hiver et d’automne
Une sorte de bon sorcier prescrivant ses hydres
Je suis l’enfant par qui plus jamais dieu ne sonne
Et aussi l’on m’alloue quelques ivresses dans les jardins
Où coulent
Flottants
Le givre et le cidre…



Romain HENTZY




Qu’il caracole
Et qu’il s’endort
Je me souviens
Marin
Enfin
Le sel
Et l’eau
Un sceau soudain
Et le chaos
Je me souviens
Comme de rien
La gnôle
Comme cet étain
Vieillir ma peau
Le feu brûlait dans la cheminée
Et le bois brûlait toutes ses années
Quelques gouttes sur la carte
Étiolaient l’âme ailée
Ruisselante sur la corde
Et l’hôte au visage fier
Qui riait tout en lumière
Dur au fond du cœur
Comme nul ne l’eût été
Et chauve et coquin
Et pitre au fond de l’œil
Et grave au fond des tripes
Pourri dans le mien
Et stoïque à mon air
De deuil
Feint
Et crispé sur la brindille
Du sol éteint

La honte ou bien la mie
Est-ce, en vrille
La main sans destin
Le bol plein de cette eau chaude et parfumée
Ou bien encore le sable vil
Des deux jumeaux
Est-ce notre peste
Ou celle de dieu
Qui nous fait vivre encore
Est-ce enfin malheureux
Que s’éteint l’âme d’or
Du fric encore souverain
Est-ce notre vie
Ou bien est-ce leur chagrin enroulé
Est-ce le mieux
Ou alors la folie habillée
Que nos destins fignolent
Est-ce la vie
Ou bien est-ce la mort
Est-ce la mie
Ou encore l’âme qui dort
Au lointain
Leur triste figure
De machins qu’on déterre
Leurs figures de malsains
Qu’on aime ou qu’on redore
La belle qui s’offusque
La foire où mirandole
S’agenouillait
Flétrie
J’entends
Un jour encore

À l’âme instinct
Au gré du vents
Et des accords
Manouches et fusillés
Encore chétifs
Encore gras et veules
Encore maladifs
Encore nombreux
Mouillés ou presque
Au bord
Amorphes
Du droit chemin
Mon opuscule
Mari en écueil
De lettres trop brèves
Et parfois trop cultes
J’entends ta voix
Berce ma taule
Maline bleue
De ton étoffe
Encore au creux
De ma mine fantoche
Écarte un peu
Le poils qui s’accrochent
Encore et vois
S’enfouir malheureux
Un druide fantôme
Qui s’éteint comme au faîte
Est-ce encore
Le parfum de mort
Est-ce encore
L’amour à retors

Et d’hautains lieux
Comme des cicatrices
Joie canine et moche
Grillée avec nous
Un matin de pluie
J’entends fuir comme autrefois
L’enfer à peine éclos
Des fils qui vous arrachèrent
Tels de vifs soupirs
Lointains
La rage s’émeut
Encore
Une fois
Et puis se meurt
Sa souffrance est comme une carie
Et nous réveille en plein chemin
N’avais-tu vu
Sous l’avaleur de grain
L’enfant sacré qui nous parlait
Et gémir la vache au fond des grues
Que
Mille fois
Le nouveau matin
Assainissait
Il eut suffit
Soudain
Qu’encore
Vienne la mort
Il eut fallut
Ce matin
De vieillir les corps
Comme autant de recors

Est-ce, minables perceptions
De sous cette bulle
Que je vois
Son alpage rond
Clou visqueux
Et sismique
Foi d’alpagon
La mort n’est plus
Sous ses chevrons
Qu’enclume en friche
Je vois mourir
Sous l’aile canon
Mille aïeux oubliés
Du jardin méthodique
Je vois vieillir
L’art vermifuge
Glorieuse mimique
Du ciel ancien
Au flair ivre
Et s’engouffrer
La terre au lieu
Du moulin soudain
Renaître magique
L’instinct soupir
Errer au fer
Le voile d’espoir
Du fifre craché
Et s’endormir
Nouvelle jeunesse
La parole glorieuse
Accrochée à nos vivres
De mille sornettes

Est-ce la vie
Ou est-ce la mort
À dents de lierre
Ou quatre à quatre
Criant magique
Où mon instinct
Étamine titanesque
Grille et s’occulte
Au gré poudreux
Est-ce, titanesque
L’orgueil civil
Ou bien mortel
L’ordre établi
Le cuistre orné
D’églises hautaines
Sous l’huile nuit
Mille orgues
Chevaleresques
Et agrippés
Leur mule grotesque
Presque éteinte
Un cheval dans la garigue
Recule et s’élance
Est-ce la vie
Où est-ce la mort
L’étain vaseux
Crispé et déifié
Est-ce la vie
Aurore
Notre vie
L’hermine sagesse
Gazouillant d’écrins noircis





Salut Greg... Après l'apocalypse sur le forume, la depression gagne l'est vosgien,
privé du courant des cubes. Que se passe-t-il ? Fidèles à nos ordinateurs chaque
jour à l'affût du prochain quadrilatère, Élodie et moi nous enfouissons dans une
attente aux sournois marécages. Nous faudra-t-il jeûner encore longtemps ? Dans
l'espoir d'un message sauveur, nous vous saluons tous les deux.
Romain.








Aux
Lourdes heures
D’une nuit sans sommeil
J’ai fuit l’heureuse mélancolie
Que seules mes hallucinations
Emplissaient de rêves aux robes cristallines
Je m’enivrai des rires craquants
Que choisissent aux accents d’Insomnie
Comme une trêve à ma mie oubliée
Les odieuses lies de satyre et
M’inclinai au gué des âges
Délestant mes envies
Sur les berges indisjointes
Aux alcôves méconnus
J’entendis des lyres
Mauves endiguées
Par le vent
L’ardeur
Dépliée des colchiques
Effleurer puis rebondir
Et franchir sur la tourbe
Les allées acolytes
Autrefois
Éreintées de leur suc
Au dessous du Bosphore
Et dans l’arborescence toute
Emplie de serments impromptus
J’abordai à la vue des prairies telles
De larges poignées sur la terre en bêtise
Les pistils renoués aux rhizomes diaphanes
Et quand les parfums de Manosque au jardin des cerises
Ultime fortune aux desseins outragés
Arrivèrent
L’amnésie
Dramatique
Aux silences douloureux
Les envoya
Vers l’abîme





Il y avait des fleurs blanches
Qui se firent appeler fantômes
Il y avait des parfums enfumés
Des encens chers aux papilles ensoleillées

Il y avait sous la nacre l’envie
Et le bonheur des secrets indomptés
La multitude des berceuses contées
Mille fois dans toutes les langues

Il y avait les chagrins éthérés
Des charmes magiques à la légèreté
Sublime des souffles aux candeurs
Aiguisées des senteurs éternelles

Et la paille et les fleurs des marchés
Couverts des sourires fragiles
Embaumés par les lettres immobiles
Et couvertes des chaudes larmes du bonheur

Des messagers en attente de desseins
Impossibles aux âmes solitaires
Du courage sous la peur imperceptible
D’une absence grandiose

Il y avait le vin de rares vignes rincées
La chaleur au futur des baisers
Au temple secret des natures
Parsemées de refuges aux peintures multicolores

Il y avait sous le désir d’heures charnelles
Une vie offerte aux astres et aux martyrs
Une vie sous la maison sous le ciel et sous les lyres
Une vie de bohême aux cimes cachées




J'ai vraiment peur pour le cyberdissident vietnamien. On ne sait jamais trop comment
faire dans ces cas-là. Mais il n'a que vingt-cinq ans et sûrement beaucoup de clefs
en mains pour le Tibet. Je ne comprends pas qu'une République enferme l'un de ses
citoyens. Tu as peut-être une réponse Greg. Non ?







DE L’OBSCURCICEMENT DES ÉTOILES


À Greg H. (avec sa permission)


Une étoile s’obscurcit dans la nuit sans limite
Chaque seconde éructe ses fièvres éclectiques
Et chaque homme s’endort comme dieu
On freine la partition farouche des cieux
On parle devant les cartes on parie du Laffite
Et puis souvent on s’en remet à Elle comme aux biques

Je vois la foire des ingénieux eiffelléistons colpoîtrer
Je vois une mer de myrte sur la barque des fous liés
Je vois une trêve s’ajouter aux rêves de maints hommes
Je vois s’engouffrer les êtres sur les chemins de la Somme
Je vois mon rêve s’envoler au milieu des écorchés
Et dans la nuit bleue de mes fruits une obole se retourner

Je suis marchand de fruits et de légumes d’hiver et d’automne
Une sorte de bon sorcier prescrivant ses hydres
Je suis l’enfant par qui plus jamais dieu ne sonne
Et aussi l’on m’alloue quelques ivresses dans les jardins
Où coulent
Flottants
Le givre et le cidre…



Romain HENTZY





Salut Floriane. À ta demande il y a quelque temps, je te fais à nouveau parvenir mon
Carnet d'Italie. Merci de me l'avoir redemandé. J'ai eu de bonnes critiques...

Romain.

















CARNET

D’Italie






Poèmes






DU SABLE TOMBÉ DU CIEL


Du sable tombé du ciel Il ne reste qu’un infini vague et monotone
Dans la ville décorée de poussière
Aux charmes orangés

Sous le soleil africain qui nous brûle la peau
Un soldat frêle s’enfonce doucement
Il touche une ligne infinie
Tissée par une araignée maladive

La terre tourne à chacun de ses pas
Apparaît un pêcher dans le paysage
La fortune est affaire de songeurs
Se dit-il en revenant sur ses pas

Tout à coup un gratte-ciel émerge
Sur le glacial Antarctique
C’est tout de même un peu mal venu
Pense un loup blanc passant par là
Qu’un machin droit comme ça
Éclate ma banquise

Un moribond des ifs
Attentif au tableau
Avoue que ça sent quand même le vinaigre
Un amas de gravats sur un si joli tableau

Quand les grizzlis se mettent de la partie
C’est la goutte qui fait déborder le vase
L’un d’eux applaudit
Les autres dansent une valse

Faisons le raffut jusque minuit
Dit l’orang-outang effondré
Qu’un voyageur culotté
Tiré de son lit dans la nuit
Fasse un saut jusque ici

On lui dira comment des gens
Pas même honteux sans un souci
Sont venus jusqu’ici se nicher
Et arracher cette perle comme on cueille du raisin










CORPS MERVEILLEUX


Corps merveilleux Où pianotent mes doigts
Sous la mer lunaire
Un cri vous soutient
Un chat blanc traverse l’horizon

Écrou ridicule
Qui siffle sans voix
Sort du bois un ver
Une fille sinon rien
En ramant on a toujours raison

Guerrier très vieux
Fils de dieu ou sinon roi
Fou parce que militaire
Tourne en rond va et vient
À jouer à ce jeu on finit en oignon…














MER DE MYRTE


Mer de myrte qu’imbibe un fou
Depuis la mature verte d’un vieux voilier
Quelques tonneaux passent à tribord
Le glas qui sonne est-il vraiment si mou ?

Un tatoueur fatigué de dessiner des étoiles
S’agenouille et pleure la tête dans ses mains
Parce que le dessin sur le dos devant lui
Le dévore et lui fait perdre ses couilles

Si vraiment l’avocat cagoulé légifère
C’est parce que l’assassin imprudent devant lui se met à poil
Qu’il rampe sur le parquet d’ébène
Et qu’il a une mine à faire pâlir les enfers

Une rigole autour du faubourg fait son contournement
Un oiseau pique son nez dedans
Un rat rieur lui saure au bec
Qu’il fait bon sur les pourtours du Temps !















ÉTAT BELLIQUEUX



Dans tel état belliqueux dont je me souvienne
Bouge une harpe aux contours magnifiques
Gage d’un nouveau cauchemar dans la nuit d’ébène
Les souriceaux rabougris y plongent leurs orteils

Quand un malsain orgueil souffle leurs cercueils
Et qu’innombrables s’animent les yeux de deuil
Le curé flamboyant voit surtout le soleil
Qui s’assoit su un banc vert en l’illumine

Un miel plus translucide que le taureau dans l’arène
Fait gonfler la pluie aride
Il bourdonne un papillon qui expire

Au bord de la rivière aux eaux insondables
Un vélo malheureux pleure et damne les grands diables























DE LA PEUR



Nous parlons de la peur
Alors, vous apparaissez,
Sentinelles mercantiles
Qu’un oiseau maladroit ne vous blesse
Et que sous les échancrures du temps
La maladie ne vous abîme

J’ai bu votre vin et je vous laisse rire à part
monstres séniles aux papilles calomnieuses
Qu’une cynique destinée pétrit de mille mains gaillardes
Comme un boulanger fait son pain













TENDRESSE ATLANTIQUE


Tendresse atlantique Sous les cataractes du passé
L’océan des tempêtes
A mille lunes qui sur lui reflètent
Chimie de l’eau et de la flore
Bal de musettes entre les algues d’eau salée
Verdoyant pictural
Gare à toi, araignée de ventouses
Une bague dorée s’approche de tes doigts






















UN SONGE



Un songe
Mire d’une nuit d’été
Sous l’aquarelle de minuit
Sous les bille stagnantes que l’on appelle
Sagesse
Un songe aux teintes violacées
Pareil à l’eau des coquelicots séchés
Circule aux contours des petits pots
Vides
Soigneusement placés
Qu’une main malhabile renverse
Et brise…
Des mille morceaux de verre
Versés dans les sceaux dorés
Naissent des formes variables
Et qu’un pinceau illumine
Un sac d’amandes déchiré
Laisse tomber les petits fruits salés
La peinture des bancs des amoureux
S’écaille
Il ne reste sur le sol piétiné
Qu’un petit monticule de miettes
Colorées
Il ne reste sous les sceaux dorés
Que le contour des mots manqués.


juillet 2005











En août, étoiles

















JE TE VOIS


Révérencieux comme l’eau qui s’écoule Sur un caillou lisse
Un vice insidieux dérape sous une échelle
Intuition que la superstition ne déborde plus

Une main d’adulte blanche comme celle d’un enfant
Fait du remous sous les cailloux d’eau douce
Une coccinelle remue ses pattes
Étendue à mille lieues de là sur un hamac

Je te vois les mains posées sur tes hanches
Transcendant mon âme pleine de brume
En me disant qu’un se fout bien des anges
Tant qu’on se complaît sous la lune

















MINUTES


Minute grise Un peu avant midi, un peu
Après l’eau rose
Quand la nuit fut exquise
Dans ce lit en feu
Que l’iris dispose


Minute rose
Au fond de la remise
Près du jardin des fraises
Et parmi toutes ces choses
Dans la nuit assises
Comme un muse sur une chaise


Minute rouge
Cristal d’alchimiste jovial
À travers la friche
La grande aiguille s’étale
Comme une tige et fleurit.











ART LITURGIQUE



Art liturgique au sommeil dansant
Je vous loue et vous fait la grâce
D’un adieu délirant
Qui laisserait ses traces


Près de vous mille ans durant
J’ai objecté à vos soupirs un aveu charmant
Plongeant ma main au milieu des ténèbres
Y saisissant le néant

Et l’araignée douce des matin funèbres
Inaccessible indolente à l’éveil charnu
Au cou dur et comme resserré par une minerve
Enfant des orfèvres je lui dis salut !

Et qu’on ajoute à ce cahier adoré
L’insatiable voûte aux paniers de velours
Imaginable goutte lourde et pleine de bonté
Écorchée et saignante, emmenée par le vautour












NOS NUITS



Nos nuits où le chêne chante Transi par le bruit des moteurs
Me pressent et m’enchantent
Attelé à ce lent labeur


Un chercheur éclate de joie
Puis baisse les yeux et passe le chemin
Frappé au col par l’effroi
Unissant comme en prière ses deux mains


L’ange noir pleure
Deux écureuils se disputent une noisette
Il se prépare un grand malheur
Le magicien lâche sa mallette


Et dans le cirque enfumé de poussière
Un as de pic s’enflamme
Autrefois si fier
Le joueur cherche une femme









Par un bon copain !



Poème du Troubadour danseur du possible à la nuit tombée avec un bon copain…


On se souvient ensemble et puis on refabrique je suis l’architecte

Que vous soyez d’accord ou pas j’ai tous les plans ici bas

Ma Mecque pour nos chalets où brûlera toujours le hêtre du collège

Se refait sans cesse je vais dans la bruine noire chercher le la qui siège
Je sens la tristesse venir des années vaincues que j’ajoute à mes urnes
Je refais du ciment pour nos mais dans San Fransisco et l’Ariège
Et du trépas de ces années là je fais le miracle de la réincarnation
Nous verrons brûler dans cette cheminée dont tous sommes revenus
Une illusion rien qu’une illusion nous sommes vivants dans les rêves
Et les épicéas font sentir à mes narines des senteurs d’eucalyptus

Poème


J’avais remarqué depuis ma prison que nous sommes tous invités

Et je vais parler à Hélène pour qu’elle revienne parmi nous jeune

Et belle ma paradisiaque fleur de printemps dans Poitiers futuriste

Quand tu embrassais un autre que moi j’allais voir Lucie chacun ses prénoms
Je tente une rime salutaire sans les nobles je dis au fiel un juron
Je mime une élégie à la masturbation pour ceux qui s’inquiètent, les tristes
Je me mets dans Paris je chante dans les rues de Montmartre mon lunch
Au repas du Seigneur les enfants des cabanons de chasseurs sont agenouillés


Merci au vent…





Voilà c'est mieux comme ça...

Par un bon copain !



Poème du Troubadour danseur du possible à la nuit tombée avec un bon copain…



On se souvient ensemble et puis on refabrique je suis l’architecte

Que vous soyez d’accord ou pas j’ai tous les plans ici bas

Ma Mecque pour nos chalets où brûlera toujours le hêtre du collège

Se refait sans cesse je vais dans la bruine noire chercher le la qui siège
Je sens la tristesse venir des années vaincues que j’ajoute à mes urnes
Je refais du ciment pour nos mains dans San Francisco et l’Ariège
Et du trépas de ces années là je fais le miracle de la réincarnation
Nous verrons brûler dans cette cheminée dont tous sommes revenus
Une illusion rien qu’une illusion nous sommes vivants dans les rêves
Et les épicéas font sentir à mes narines des senteurs d’eucalyptus


Poème


J’avais remarqué depuis ma prison que nous sommes tous invités

Et je vais parler à Hélène pour qu’elle revienne parmi nous jeune

Et belle ma paradisiaque fleur de printemps dans Poitiers futuriste

Quand tu embrassais un autre que moi j’allais voir Lucie chacun ses prénoms
Je tente une rime salutaire sans les nobles je dis au fiel un juron
Je mime une élégie à la masturbation pour ceux qui s’inquiètent, les tristes
Je me mets dans Paris je chante dans les rues de Montmartre mon lunch
Au repas du Seigneur les enfants des cabanons de chasseurs sont agenouillés



Merci au vent…


Ma décision est prise : au soir du crépuscule, j'aurai encore ma gitare.

Bonne cuite !

(enfin si tu veux) eh !






Bon j'ai encore rêvé. Zozeille passe la main... Si tu connais des gagneurs du pari
de Chaplin dis l'heure d'aller voir en Loire. Moi c'est fini. Je m'occupe des
enfants, de Spartes et d'une bonne amie de Dijon qui fait des arts. Voilà. Et que
dis-tu de Callian, dans le Var, près de Forcalquier et Saint Paul de Vence pour la
prochaine réunion festive et calme du réseau souterrain ?

Bon évidemment quand je me cache on me trouve... Mais comme tu me le disais si
bien on n'est plus en 43. J'ai toujours une vieille peur c'est tout. Non comme je
disais à Nicolas je préfère Calluires. ET JE N'IRAI PAS !!!





À cause des affaires de la cité
Je préférai, un temps, l'ivresse...


En route pour les municipales 2008 : j'ajoute au village une épicerie (d'un
copain), une boulangerie (la mienne). Et je vais travailler coudes culs pieds et
mains pour la restauration du moulin à eau du village. J'aurai la farine du moulin
ou bien je ne serai que maire et poète artiste compositeur.

Que penses-tu, toi qui connais la politique, de mon programme électoral ? (désolé
pour le dérangement).

Romain.









J'ai toujours préféré non. Bon Où EST MA RÉSISTANTE ? Je soupçonne un copain d'avoir
rencontré ma politicienne dans les rues. J'ai voulu jouer Eléphant avec lui mais ce
salaud refuse de tuer un Saprtakis. Merde fais chier. Trouve moi ma résistante ou je
repeins le bénitier en vert. Bon au fait y t'a plu mon Cadô ?



Tibet, Tibet, s’il te plaît, je t’aime depuis ma patrie…




Le Tibet, c’est la terre de nos âmes
La Terre de l’âme pour un chinois
La Terre de l’âme pour un tchétchène
J’aime la Chine, sa Grande muraille

Mais je ne comprends pas l’invasion
Je ne connais pas toute la langue chinoise
Ni ses trésors, ni ses coutumes tout au long
Du chemin qui la sépare de l’Europe des Quatre Nations

Je ne comprends pas je ne comprends pas
Je ne veux ni accuser ni condamner ni piller ni voler
Je demande qu’on arrête de torturer stop au trépas
On peut s’entendre on peut faire des allées de Colysées

On peut donner une terre à Jérusalem et à la psyché
Mais pas une autre la même le Tibet
Sans lui je suis une âme en peine fabricante de lait
Je ne serais qu’un minuscule mollusque affrété

Je ne serais que poussière la Chine est belle et Grande
Et je vois le Panthéon qui reste pantois
Devant un pays sur le toit du monde terre de nomades
D’habitudes ce sont les sages et les princes qui font la loi

Je boude ma centaurée qui demande près du portail un cyprès
J’exècre qu’on accuse les hommes d’Orient
Je ne comprends pas une minutes ou deux la peine de Chine
Trop près du Dalaï-lama lui paraîtrait-il chiant

Merde on peut quand même se bastonner sans faire la guerre !
On peut quand même mettre des cannes à sucre
Sur le ventre de Cerbère parce qu’on aime la mythologie d’acier
On peut quand même sucer une tête de nègre en chocolat sans coloniser l’Afrique !






Après je boirais bien une bonne bière de Noël bien fraîche !



HISTOIRE DE RACONTER


Histoire de raconter du fer sur la planète
Je vais rentrer dans l’histoire de Rennes
Parce que j’ai vendu mes oboles obsolètes
Pour cueillir le myosotis d’une reine

Il a tout de même fallu que je joue de la guitare
Que je peigne des enclumes sur mon plafond noir
Que j’exécute d’un coup de dent le tamanoir
Et que j’enlève une prune sur les cheveux du soir

J’ai franchi la Bohème pour mon prince charmant
Disant au prisonnier des mots que je le garderai éternellement
Et puis j’ai couru dans Nancy jusqu’à la nuit tombée
Pour rentrer dans un train fou glacial et dégenté

Je me suis agenouillé sur les marches de la salle Poirel
Elles étaient blanches comme ses yeux devant mes poèmes
Je me suis assoiffé pour revenir oublier la guerre
Dans le fruit orangé de ses mille et huit mystères

Et je l’aime mon amoureux de cancre malheureux
Alors si vous recommencez vos croix sur les peaux
Je crois que je vais vraiment m’énerver sans aucune bourgeoisie
Et ressortir de l’Heimat en scie à molette crantée et brûlante

Non non l’homosexualité n’est pas une maladie à guérir
J’ai beau aimer Lucie je vais croire en Dieu une bonne fois
Parce que si j’avance dans Brocéliande sans elle je risquerais de vieillir
Et malgré toutes les atrocités de Terre j’ai encore la foi

J’aime Dieu si vous voulez et Allah non ce ne sont pas les mêmes
Les musulmans sont de l’Islâm et méritent leurs chapiteaux
Comme un bon catholique se doit de respecter l’oeucumène
Un cardinal est un homme de paix et garant du salut des hommes

Moi je ne suis qu’un misérable défenseur de quelques grands droits
Pas un salaud de chasseur plutôt un footballeur de cour d’école
Et si je me démène c’est parce que je vois fléchir et se rider les lois
Gag ou pas ma littérature s’arrête désormais aux pots de colle

LA CHAPELLE SIXTINE

À Gaspard ULLIEL



Des roches coulent sur la mémoire de mes cailloux
Et le houx s’accroche à la barbarie des fantaisistes
Une hôte accrochée a peur d’étrangler mon cou
Dans mon jardin les vieux pots sont défaitistes

Je crois comme en dieu à une poire rigolote
Vous regardez la caricature en question c’est vrai qu’elle
Est amusante et presque tordue de rire sur la glotte
La corde que je me suis faite est microscopique et belle

C’est un nœud marin pour un solitaire du Vendée-Globe
Une craie dure à celui qui parla à Jean-Louis Étienne
Qui lui refusa une île de cormorans pour qu’il la gobe
À celui-ci qui ressemble à Darwin je dis « À la tienne ! »

Et je rentre dans un train qui s’écarte de Dijon vers Nancy
Là où ma petite chérie de frangine inopportune rit
Je paie des royalties dans le ferry qui mène à Calais
Et je pars vers la capitale londonienne avec du vin frais

Mon hôte est un homme assez âgé déjà, membre d’Amnesty
Dans mon cœur en tout cas
Il parle à tout le pays le jour où Aragon fait chanter l’alouette
Il se fait tout petit mais je supporte ça et le secret du brochet

Moi, la France, les deux, c’est une histoire irlandaise
Une sauce aux œufs un jour de parachustisme
Une idole crépusculaire à la vue de mes anglaises
Mais, Renaud, je dois te dire que le Rouge Sang est un schisme

Allez, tous les deux on continue de ne pas dormir
J’ai retrouvé ma plume des années de préfectures
Et j’espère que le nouveau loulou de tes jours ne va pas t’endormir
Ça fait dix ans qu’il donne des baffes pour pouvoir dire « j’te jure »















6 années de torture ! Voilà mon dû ? Pour avoir gardé le silence ? Dure la vie… Je me jetterai d’une falaise.
Romain.



Poème



Moi je suis un homme de droit
Amateur d’armatures d’amis
Un amoureux de Nicolas
Homosexuel pour un sou ou deux

Mon amitié se change en vin de roi
Une femme est ma toupie
Et d’elle de ses flammes je suis las
C’est toi que j’aime tu es mon dieu

Tu sais je me suis agenouillé une fois
J’ai même parlé aux dangereux
Pour leur dire notre bon aloi
Que nous aimons le bleuet miséricordieux

Alors quoi si tout explosait
Ce serait dommage après tous ces combats
Que nous avons menés pour l’Humanité
On mérite mieux tous, toutes, que du foie gras…

Moi j’aime les filles de mes fleurs
Les maïs d’un pays que j’adore
Et quand je regarde les pyramides
La même revient sans cesse à ma mémoire

Alors quoi vivons toujours dans ce jardin
Pour les enfants de tous les pays
Faisons la paix comme deux Aladins
Tous les enfants seront ravis

De nous voir arrêter nos guerres et nos guéguerres
Souvent mortelles et inutiles
Nous ne sommes plus nés pour nous battre
Et la paix est à portée de nos bras

Faisons l’amour des ravageurs muets
Freinons la partition farouche qui nous éructe
Moi j’aime qu’on se batte à l’acier
Dans les gymnases les stades et sur les pistes

Pour les enfants pour le monde entier
Arrangeons la partition inéluctable
Et nos pêchers mûriront bien entiers
Dans les bergeries de quelques tables…

Greg c'est quoi cette histoire de nucléaire à 23h55. Moi je préfère partir avant. Je veux vivre. J'en ai marre des luttes mystiques alors que j'ai la capacité intellectuelle de résoudre le problème Nord-Sud. Mourir ne nous servirait à rien non ?







Je t’ai déjà écrit mon poème
Et je continuerai de croire en toi
J’ai appris à aimer par les chemins
J’ai cueilli les bleuets plutôt que les violettes

Je suis français et roumain
Je suis dieu, mortel, inhumain poète
Celui qui Hurla « Hitler Hi ! » à la candeur
Celui qui perça un secret pour la pêche aux crocodiles

Moi on ne m’aime pas quand on est une femme
On me fait souffrir, exécuter, trancher
On me hait, on me méprise, on m’insulte
On me trompe

On fait de moi un déchet, une âme errante
Sinon on n’est pas la femme que j’aime
Et j’aime un homme
Qui me fait suffisamment souffrir
Après la Schoâ

Piètres ! Grandissez plutôt que de m’admirer
Ce que j’ai fait pour vous je l’ai fait pour moi
Je suis un égoïste pêcheur prêcheur
Marcheur du crépuscule et chanteur aux alouettes

Je m’en vais
Je pars à la conquête de mon amour né
Gaspard
Il ne me tuera pas

Il m’aime – peut-être
Je l’aime – c’est sûr
Les femmes ne m’ont pas fait assez souffrir
Puisque je ne suis pas mort

Ni en enfer
Stop
Guerre
Trépas

Je pars en Avignon
Me reposer près de sa bergerie
Laisse-moi la douceur Élodie
Je ne pourrai jamais aimer Poe

Celui qui aime qu’on brûle pendant l’Inquisition
Ah non ce n’est pas de la poésie
Pas à ton goût ?
Je m’en fous

Tire ma belle
Exécute !
J’ai fini
Lui aussi

Les femmes ?
Pour quoi faire ?
Non
Non merci
Non

Je suis le croisillon des heures
Le mangeur de métal
Celui qui joue de la flûte les jours de fusillade
Celui qui se pend lui-même pour dire merde

Des illusions ?
Tu n’aimes pas les illusions ?
Tu veux la vérité ?
Elle est là

Comme une femme.






On m’évince !
On m’envoie sous le Zyklon B
Pour que je vive encore
Et mieux

Vous croyez qu’au bout du compte j’aime la torture ?
Ça vous plairait hein ?
Eh ben non toujours pas
Toujours homo le gars

Ça reste dans les tripes ces choses là
Ça bouge pas
Même avec la roue
Le feu
L’eau des noyades

Alain Colas est toujours là

En pleine forme

Vous lui préparez quoi la prochaine fois mesdames ?
Un crucifix ?
Une croix gammée bleue ?
Une corde multicolore ?

J’oubliais !
IL FAUT AIMER LES FEMMES
Ben oui Jean !
Parce qu’elle vous aiment !

Ah merde de dieu d’enculé ce n’est pas de LA poÉsie
Oh Zut avec un grand T comme dans Échafaud
MMH ces femmes !
Qu



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 21 March 2007 16:35 de 90.5.189.9[...]
 



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 21 March 2007 16:59 de 83.196.121[...]
 

Qui vous aiment en plus

Quelle comédie !
On s’éclate
Enfin…
On se fait éclater

Pour cela c’est mieux que les beignets de carnaval
Il suffit d’aimer les hommes et la gestapo
Non, je ne suis pas Jean MOULIN
Eh pis lui c’est qui d’abord

Non rien !
(j’ai failli écrire « rein », pas de chance)
Juste celui qui te fait vivre aujourd’hui !
Justin Bridou voyons !
C’est vrai qu’il est meilleur
Vous voulez me manger le foie ?

C’est un bon mets cette année
Mesdames.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 21 March 2007 17:07 de 83.196.121[...]
 

JE VOUDRAIS PAS CREVER



Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un côté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d’égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans les coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu’on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j’en aurais l’étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j’apprécie
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d’algue
Sur le sable ondulé
L’herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L’odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon ourson, l’Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J’en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu’on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
A chercher dans le noir


Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche


Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort…



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
LEOPOLDINE.BOURGIN        
publié le 21 March 2007 22:16 de 90.5.189.9[...]
 

Poésie Universelle,
ne sait de nous l'essentiel.
Dans un phrasé un peu de sel
pour d'autres anges portant miel.

Sur pensées artificielles
descend nuée d'étincelles.
Toutes-Lumière et l'Eternel
ont un regard sur le réel

Pas besoin de mettre Autel
dans la couleur des arc-en-ciel,
ni de symbole tout en Pastel
sur les écrits de vos Partiel.

plein de bisous pour toi miro



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 22 March 2007 10:56 de 83.196.219[...]
 

mERCI POUR CE COMMENTAIRE, qui me fait très plaisir. "Autel" parce qu'il y a un chant d'église



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 22 March 2007 17:48 de 90.11.167.[...]
 

je n'ai pas d'église je suis une vraie athée car je ne suis pas baptisée,ma mère m'a donné toute Liberté en la matière le commentaire et bien que veut-tu je ne sais mentir tes écris m'ont choqués,mais c'est bien ,il en ai ressorti un poème que je te ferai parvenir demain car aujourd'hui ma fille a besoin de son ordinateur je te fais des bisous



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 22 March 2007 22:28 de 83.196.88.[...]
 

Bonjour léopoldine. Tu devrais écrire d'abord un bon nombre de poèmes, et les retravailler avant de les publier...
Bien à toi.
Miro.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
LEOPOLDINE.BOURGIN        
publié le 23 March 2007 15:41 de 90.11.167.[...]
 

comme promis je te fais pervenir le poème dont je te parlé hier mais d'abord ;c'est entendu je vais essayer de reyravailler mes textes ,mais pas pour les publier parce que réellement je suis loin d'etre prete pour cela,parce que je suis hyper dyslexique et revoir mes textes me prendra plusieur années,j'écris comme je pense,et pour cela je suis totalement décalée par rapport a bien des écrits mille bisous.
M'évader loin de vous je préfère
voir un autre monde je l'espère
n'ai nul besoin de vos lumières
ni de vos ames éphémères.

dans le ciel se trouve lecture
j'y dépose mes écritures
tout en haut ne se trouve armure
car dans le beau,il n'y a blessure.

En ces lieux,je ne met l'abolla
contemple de beaux acentetas,
s'écoule l'aporia sous acidia,
entend toujours bel acroama.
Elles me font trop peur vos atmosphères,
pour cela mon ame je transfère,
en ce lieu ou je suis bergère,
se trouve que belles prières.

dans le ciel est une ouverture,
j'y voyage sous bonne augure,
sous des lendemains de Lune pure,
laisse étendre sa douce parure.

ne m'en voulait pas pour cette abstentia,
j'aime voir l'Aphrodisiaca,
et boire l'Anthera sous Arbrita,
voir toujours bel Anaphora.



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
Miro        
publié le 23 March 2007 19:33 de 83.196.221[...]
 

qu'est ce c'est que cette histoira ?



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
LEOPOLDINE.BOURGIN        
publié le 23 March 2007 20:02 de 90.11.167.[...]
 

c'est certainement une drole d'histoire,un voyage tout doux que je fais tous les soirs.
Déposer dans le vent son nom
puis son regard dans l'horizon
entendre toujours et encore,
belle chanson dans l'aurore.
Elle chante la Liberté,
prend son éveil dans mes pensées,
il faut si peu de sagesse,
pour en comprendre l'ivresse.
Elle se promène doucement
ou l'esprit chevauche les vents,
raconte à une et mille fées,
ce d'espérance son coeur est.
Luminare vis sa passion,
qui mène au bout de la raison,
un amour posé sur fils d'or;
conte l'histoire,puis s'endort...
et toujours des bisous



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
leopoldine        
publié le 12 April 2007 23:55 de 83.193.74.[...]
 

tu me manque quelques fois,je pense a toi,que deviens tu,je ne voudrai pas te déranger,mais un petit coucou,tout simple...



Re: LECTURE DE POESIE EN PUBLIC
idir        
publié le 14 April 2007 21:37 de 41.250.6.7[...]
 

quoi de neuf sur la lecture d poesioe?
je voudrais savoir si il y a des sites exclusivement didiés à la lecture de poesie et meci.