Le crâne ancestral

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TU TE SOUVIENS

Miro 
publié le 26 March 2007 14:21 de 83.203.252[...]
   

TU TE SOUVIENS




Au fond de tes yeux coule comme le Nil
Un océan vert et bleu au parfum de liberté
Une étoile au dessus de lui fait de son reflet une île
Et la chaleur qu’on y respire est comme un baiser


Au fond de ton âme gisent les lumières de la parole
Et dans mes yeux les tiens sont comme deux goélands
Sensibles et dignes, balancées dans les jeux de nos écoles
Quand au petit jour la farandole fait son camp


Le chant de tes signaux retentit dans ma mémoire
Et l’aéroport de nos adieux passe à l’autre bord
Tous deux dans les tripes nous avons encore
La chaleur de ce soir
Où les cormorans dans leur vol nous adressèrent le message


Où es-tu allé après que nous fîmes nos mensonges
Devant la foule accaparée par les horaires
Où est tu arrivé après ce lointain songe
Depuis le ciel, dans nos allées, en souvenir de la guerre


J’étais resté sur la terre pour lui conter goutte à goutte
Cette nuit de misère dans la chambre du doute
Suppliant ton âme et invoquant ton corps en déroute
Pour que l’avion décollé fasse un saut en Méditerranée


Et qu’il pose sur les deux ballons loin des jets et des cyprès
Où je t’attendrais avec les roses et le thé noir
Le sel que j’allais mettre sur mon nombril un peu plus près
Du tien pour unir l’enfant de l’aube à nos histoires


Au petit jour tu me racontais dans ce langage
Indescriptible et éthéré, comme la promenade sous les grenadiers
Ce que nous faisions tous les deux en cet âge
Où un ange vint depuis la lune pour nous dire je m’assieds


Je ne sais plus ce qui naît dans mon ventre de ce jour là
Où tu as disparu de mes doigts pour atterrir sous mes cils
Je ne sais plus de nous deux lequel et au trépas
Ni comment ni pourquoi nous sommes perdus dans la ville


Callian était le nom de ce village où nous nous dîmes tu
Un mois de juillet quand au village le soleil chauffait
Cette grande place où comme deux ivrognes nous avons bu
Le vin de grenade servi bien frais par les indigentes