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Confessions d’un ex-spammeur

Le serpent de mer 
publié le 31 July 2007 17:28 de 193.251.1.[...]
   

Confessions d’un ex-spammeur
«Je sais que je vais en enfer»

http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2007/07/20070720-103600.html



«Ed», un spammeur à la retraite, s’est amassé une fortune considérable avec l’envoi de courriels non sollicités faisant la promotion de pilules, de pornographie et de casinos en ligne. Au faîte de sa gloire, Ed bénéficiait de revenus hebdomadaires de l’ordre de 10 000 $US à 15 000 $US, empilant l’argent récolté en billets de 20 $ dans des étages de boîtes de carton.

Ce fit une vie de cupidité et d’excès, une éthique commerciale tordue dont les proies de prédilection étaient des gens vulnérables espérant obtenir des médicaments ou des drogues à rabais ou rêvant de faire de l’argent en jouant sur Internet. De l’âge de 17 ans, lorsqu’il est expulsé de l’école secondaire, jusqu’au moment de sa retraite de l’industrie du pollupostage à 22 ans, Ed – il refuse de révéler son véritable nom mais se fait parfois appeler SpammerX – fait partie d’un monde interlope électronique tirant profit d’Internet par le biais du spam ou pollupostage.

«Oui, je sais, c’est l’enfer qui m’attend», a admis Ed, qui s’exprimait mercredi à Londres à l’occasion d’un événement donné par IronPort Systems, une firme d’équipement de sécurité maintenant propriété de Cisco Systems. «Je suis en fait un bon gars, croyez-moi.»

Ed, homme affable et habillé de façon détendue, n’a pas toujours été aussi «correct». Il a envoyé des courriels non sollicités à des joueurs en convalescence, les incitant à se rendre sur des sites de jeu en ligne. Il se servait des adresses de courriel de personnes dont était connu l’usage de médicaments antidépresseurs ou contre l’anxiété, les ciblant de pollupostage à saveur pharmaceutique.

«Bref, dit Ed, je représentais ce que les gens détestent d’Internet.»

Il passait 10 heures par jour, sept jours semaine, à étudier des méthodes d’envoi de pollupostage et les façons de contourner les filtres anti spam dans les technologies de sécurité, ces programmes destinés à supprimer le produit du pollupostage. La plupart des filtres anti spam sont efficaces à 99 % et c’est cette minuscule fenêtre qu’il visait, se servant de trucs comme celui de joindre des images légèrement différentes dans son pollupostage, ce qui peut déjouer des filtres en leur faisant croire qu’un courriel est légitime. «Meilleur j’étais au pollupostage, plus mes gains augmentaient», explique Ed.

Il démarrait une campagne de pollupostage en trouvant d’abord un marchand cherchant à vendre un produit en ligne.

Puis, il se procurait une liste d’adresses de courriel – une autre commodité devenue un marché en soi dans le monde du spam. Il s’ouvrait aussi un nom de domaine, inclut comme lien dans un pourriel qui, s’il était cliqué, redirigeait l’utilisateur vers le site Web du marchand, permettant ainsi à Ed d’être crédité pour la référence.

Le spam ou pourriel était ensuite dirigé à partir d’un réseau d’ordinateurs piratés, appelé botnet. Ces ordinateurs appartiennent souvent à des utilisateurs ordinaires qui ne savent pas que leur machine a été «infectée» par un programme malicieux permettant à un pirate d’en faire ce qu’il veut. Ed «louait» du temps sur ces ordinateurs, d’un autre groupe de pirates spécialisés dans la création de botnets.

Si l’un des récipiendaires de son pollupostage achetait quelque chose, Ed recevait un pourcentage sur la vente. Pour les articles pharmaceutiques, la commission tournait autour de 50 %, dit-il.

Les taux de réponse au pollupostage sont habituellement une fraction d’un pour cent. Ed dit toutefois qu’il a déjà eu un taux de réponse de 30 % pour une campagne. Le produit? Un créneau «niche» constitué de photos pour adultes de femmes habillées en train de crever des ballons.

Pour permettre de faire le suivi des gains, les marchands mettent sur pied des «pages de références de ventes» où les polluposteurs comme Ed peuvent suivre les progrès des gains d’une campagne de pollupostage. Ed y ouvrait souvent une session, voyant ainsi augmenter ses avoirs. Il se faisait payer dans des comptes de transfert électronique de fonds, en e-gold ou sur PayPal, par exemple ou encore, dans son compte de débit; des gains qu’il encaissait ensuite en billets de 20 $.

Tout cela est devenu problématique lorsque le comptant pris trop d'ampleur. Il affirme avoir encaissé 480 000 $ au cours de sa dernière année de pollupostage. C’est le style de vie du spammeur qui l’a incité à prendre sa retraite. En fait, il n’avait plus de vie.

Cela n’est pas très bien vu lorsque vous êtes dans un bar et que vous essayez d’expliquer ce que vous faites à une femme en lui disant «Je fais la promotion en ligne de pilules pour l’agrandissement du pénis», confie Ed. «Ça ne passe pas bien.»

Il tente de rationaliser la portée de ses actes en précisant que le pollupostage n’est pas aussi traître que de voler quelqu’un, quoique l’aspect sombre du spam lui apparaisse bien clairement (!). Environ neuf millions d’Américains ont une dépendance quelconque à des médicaments de prescription, dit Ed, et il a pu remarquer que certaines de ces personnes achètent des médicaments variés à tous les mois. «Ce sont des accros», dit-il.

De plus, «le produit est toujours contrefait d’une façon ou d’une autre. Si vous êtes chanceux, ce n’est quelques fois qu’une version diluée du vrai», dit-il. Viagra est coupé d’amphétamines, et les pilules maison fabriquées par des laboratoires douteux sont chose commune dans des pays comme la Chine, l’Inde et les îles Fidji, dit Ed.

Ed a donc quitté l’industrie. Il a écrit un livre, «Inside the Spam Cartel: Trade Secrets from the Dark Side», dont il dit qu’il a connu un certain succès auprès de cercles des forces de l’ordre, soucieux d’en savoir plus sur les rouages du spam, une industrie qui selon lui ne fera qu’empirer en portée.

Avec l’augmentation des vitesses de transmission sur les réseaux à large bande, les polluposteurs chercheront de plus en plus à faire de la promotion par le biais d’appels VoIP - Voice over Internet Protocol - ou en envoyant des vidéos, prédit Ed.

L’ultime élément insoluble du problème demeure les utilisateurs, car ceux-ci continuent d’acheter des produits dont la promotion leur a été faite par voie de pollupostage, soutenant ainsi l’industrie.

«J’estime qu’on recevra encore du spam dans 10 ans», dit Ed. «Préparez-vous à un bombardement.»



Re: Confessions d’un ex-spammeur
Le serpent de mer        
publié le 28 September 2007 14:31 de 193.251.1.[...]
 

Lire un spam devient de plus en plus ardu, voilà ce que j'ai reçu aujourd'hui :



Mini'ng Sec.tor -*-,- Delt,a Mi,ning UPDAT.E
H_O+T SEC+TOR: Additi_ona'l informati.o_n on (,O_T_C: D_MXC) D_M X_C is exp.ecte*d to arriv.e s,o.o+n,.
F-o+r tho*se of y o,u w'h+o curre.n-tly o_w_n t h i,s comp'any t*h_i's w_i*l-l be gr*eat n,e_w*s*.
F'o_r tho+se t_h a_t don''t cur,r-ently o,w*n t'h+i-s comp*an+y, y'o u n e e+d to g*e*t in on t_h.i-s n,o'w..
T*h+e co mpany recen'tl*y tr-aded as h+i*g-h as .,1-3 a+n'd w+i,t_h a*n+y signific-*ant n-e.w-s shoul d be a,b,l+e
to s_e_e ('i'f n_o,t excee_d) thos'e pric es a*gain. C onta'ct y'o,u r b_roker n o.w,, don'-t m+i+s's t.h.i_s
oppo_rtuni ty in D.M X+C'!



Re: Confessions d’un ex-spammeur
popi        
publié le 28 September 2007 14:34 de 90.28.22.2[...]
 

Désole !Je ne comprends rien aie aie

popi