Petite prose pour un ruisseau
Je t’écris depuis un sage navire
Et qui connaît les océans
Qu’il m’a fallu pour te ravir
Oublier le Soleil Levant
Que puis-je fêter aujourd’hui, avec toi
Pourtant loin de mai peut-être le muguet
Et la victoire de notre bon aloi
Simplement t’apporter ce bouquet
De roses rouges et les graines de vignes
Que l’on sèmera c’est promis
Pour leurs faire quelques signes
Quand notre public applaudit
Et puis te chanter cette fredaine
C’est l’enfant qui joue du violon
Mais je connais le capitaine
Et c’est gagné pour les lurons
J’ai bien envie d’aller nager
Dans les tissus qui dérobent
Nos yeux à leurs petits sentiers
Pour se souvenir d’Octobre
Ça y est c’est la Révolution
Et j’ai le cœur à Cancún
Pour goûter à tes calissons
En caressant la lune
Serait-ce un p’tit Rimbaud
Est-elle déjà météore
Et connaît-elle plus beau
Que ce petit trésor
Ont-ils repris les armes
Ont-ils essayé encore
De nous toucher aux larmes
Après tous ces efforts
Nous promet-on la trêve
Ou bien sont-ils toujours
Des tueurs de rêves
Ces faiseurs d’Oradour
Irons-nous enfin
Voir si Venise
Sous son faux air coquin
A un côté Soumise
Ou bien plutôt
Alpinistes
Les admirer c’tantôt
Les marmots sur la piste
Je t’apporte ce bouquet
Et rejoue quelques notes
Un hymne que tu connais
De la part d’une pilote
Et pour finir ma chanson
J’appelle cette alchimiste
Apparue dans mon sillon
Et puis l’accordéoniste
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