Sur le chemin
Au petit matin comme des sentiers
Que la brume a pressenti
Les passages philosophiques
Ont eu le sein du sable d’Afrique
Et, petite étoile la fleur de pissenlit
Promet le breuvage coutumier
À nos deux cœurs apprivoisés.
Compostelle, ici fait son passage
Et une coquille,
Connaît le marécage,
À bientôt les grenouilles
Dans ce village trop exploité,
À la Terre manque la jachère,
Au ruisseau manquent
Farios, Arcs-en-ciel, mais sauvages.
Cliché
Le ruisseau est un paradis
J’y photographie la pierre lisse
Que l’eau miraculeuse assagit
Dans la forêt qu’enfin je garde.
Mémoire
La Résistance
La Poésie
Et « miraculeusement »
La fuite des ennemis.
Mon hôtel
Si mon hôtel vous plaît
Si la présence des livres
Dans la cahute jolie
Vous sied
Si au parfum du cerisier
Vos papilles s’éveillent
Vos rêves s’émerveillent,
Alors, j’en doute peu,
Vous prendrez le temps
Hôtes et hôtesses
De savourer le paysage,
Assis, assises, sur les chaises
De concert
Qu’une artiste autrefois
Choisit et emprunta
Pour un chant étranger,
Et plus doux qu’autrefois.
Sur la route
La danse nous emporte
Les couleurs sont inscrites
Reine des tarentules
C’est la calèche qu’on emporte.
Le dandy
Je vous dis
Que mardi
C’est le jour
Des radis
Je vous dis
Disait un dandy
D’éplucher
De couper
De croquer
Elle a mangé un radis
Mais jeté l’autre
À la figure du peuplier.
Chant près du feu
Rien n’avait été organisé
Mais au lieu-dit
Là-bas près de Xertigny
Un oiseau de rare augure
A chanté pour un gueux
La mélodie des amoureux.
Poème
Tellement on s’aime
Le vent s’est fait soie
Et la pluie comptine.
Panetier
J’ai touché à l’olivier
J’ai acheté des olives
J’ai rendu la monnaie
Mais tu ne m’as jamais
Payé le pain levé,
Cuit,
Tempéré
Que pourtant je venais te vendre.
Soleil !
Soleil !
Un soldat m’a volé mon savoir
Cette patrie m’a pillé,
Celle que j’aime a la générosité
D’un cerisier pour les mésanges.
L’enterrement du pendule
Le temps est revenu
Mais il était noir et blanc
Et c’est le pendule que j’ai reçu
Avec un cornouiller de premier rang.
Poème n°12
Si tu savais.
Le partage et la faim
Les parts de tarte à la mirabelle
Sont ici minuscules
Et là-bas généreuses
Mais jamais je ne jugerai
Pour autant pour cela
Du nombre de convives
Et ici et là-bas
(J’ai juste un peu souffert,
Un jour
Et puis trois,
Une nuit,
Une vie
De vivre affamé – Parmi les vivres _
Dernier poème, nous étions au soir du dimanche 26 avril 2009
« Reste avec nous ! »
OK je reste,
Heureux de vous
Entendre
Mais j’avais la nostalgie
Du travail en Italie.
http://www.deezer.com/track/1042314