Le crâne ancestral

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En passant.

Romain 
publié le 06 August 2009 16:27 de 90.33.175.[...]
   

Je n’ai jamais utilisé de tronçonneuse, il y avait toujours quelqu’un pour s’en servir à ma place. Je n’aime pas trop ce genre d’outils. L’autre jour, alors que j’étais à la Maison de la Résistance de Bure, j’ai lu un ivre qui s’appelle « Les limites de la planète », et dans ce livre, une définition du développement durable m’a marqué. La définition était la suivante : le développement durable, c’est avoir planté un arbre devenu aussi grand que l’autre avant d’avoir coupé le second. Sur la route de retour de Saint-Dié je me suis fait cette réflexion : et s’il n’était possible aux automobilistes de rouler avec leur voiture que si les arbres qu’ils ont planté pouvaient compenser la pollution qu’ils engendrent… ? J’entends déjà les commentaires du genre « je n’ai pas de terrain pour planter des arbres ». Alors, dans ce cas, ne vaut-il pas mieux, par souci d’écologie, de ne pas utiliser sa voiture, et de choisir un métier par lequel on s’en passe : c’est une manière de prendre conscience au niveau individuel de chacun de nos actes qui touchent à l’environnement, et de mener sa vie selon que l’ont a le droit, écologiquement et moralement parlant, d’utiliser sa voiture… Avec ce genre de lois tout le système actuel changerait et chacun pourrait avoir la conscience tranquille, sans avoir l’esprit torturé (pour ceux qui l’ont) par ses actions individuelles participant au changement climatique. Ne pas utiliser sa voiture a aussi des avantages, comme celui de s’écarter d’une société de vitesse, pour à nouveau, comme l’exige la santé mentale et même physique de chacun de nous, prendre son temps. Nous avons évolué dans une société du soit-disant progrès, mais à mon sens progrès devrait dire « mieux qu’avant ». Certes, nous avons au quotidien toutes sortes de machines qui rendent plus faciles les actions quotidiennes : nous avons aussi la lumière, mais sommes-nous mieux éclairés ? À mon sens, c’est le retour, avec les véritables progrès, c’est-à-dire non polluants, à l’artisanat rural qui pourrait nous permettre, ici et ailleurs de promettre, de nous promettre un développement non pas durable mais infini. Si polluer était véritablement considéré comme un crime, puni par la loi, je ne pense pas cependant que ce serait une bonne solution : cela ne ferait qu’accentuer les mécontentements et les bougonnements ambiants, ainsi que les actes délibérément hors-la-loi. Aussi, cela pourrait passer par un véritable changement dans l’éducation des enfants, une éducation qui passerait par davantage de sorties dans la nature, et donc l’enseignement d’une prise de conscience dès le plus jeune âge de nos responsabilités face à notre mère nourricière : la Terre. Il y a j’ai l’impression une sorte de démon qui circule entre les êtres, qui les fait préférer « faire mal » plutôt que guérir. Tout un chacun peut ainsi se dire que tant qu’il est propre sur lui le reste est moins important. Sommes-nous trop faibles pour nous rendre compte, justement cette fois-ci nous « faire violence » face à nos comportements odieux au quotidien ? Sommes-nous si durablement et si férocement endormis pour accepter de vivre au détriment d’actes dont on ne voit pas, dans certains cas, l’effet immédiat ? Pourquoi ne nous battons-nous pas davantage pour ce petit bout de l’univers, cette planète dont les médias qui en parlent sont propres comme certains écrans de télévision ? Ne suis-je pas en train de parler d’une priorité dont la seule prise de conscience sans actes radicaux semble nous suffire ? On dirait que nous avons besoin de réduire notre espace vital… Après avoir lu « Les limites de la planète », je serais tout à fait capable d’accepter que l’Humanité passe par un passage où elle a besoin de mettre sa vie en péril, comme si la Nature lui paraissait surabondante et que ce cadeau de la vie lui semble trop volumineux… Peut-être voyons-nous d’immenses Baobabs alors que nous cherchons simplement une petite fleur, peut-être sommes-nous 6 milliards alors qu’on aimerait être deux, tranquilles, sur la planète… Je pense qu’il y a des raisons, peut-être métaphysiques, ou simplement physiques, pour expliquer nos petits actes tueurs… Ne pensez-vous pas ? De mon côté j’ai besoin de la beauté des paysages.

Monsanto avec ses OGM, Total avec son pétrole, Areva avec son nucléaire sont-ils nos prédécesseurs ou bien le résultat d’une volonté collective mais inconsciente de nuire, comme si l’être humain avait besoin de nuire pour vivre, séduire, imposer, soumettre, engendrer, admirer ? Cela ne me paraît pas impossible, mais en même temps si chacun fait l’effort de regarder d’un peu plus près les effets de ces entreprises du capitalisme, il doit bien s’apercevoir qu’elles l’étouffent, et que l’abondance de la Nature est bien préférable à celle du capitalisme… Suffit-il de manifester ? Ne faut-il pas chercher un autre moyen pour nous faire entendre ? Par quel média un véritable plaidoyer pour la Terre aurait-il un effet déterminant sur les comportements individuels, et la disparition des entreprises citées ci-dessus ?

J’espère que vous répondrez nombreux à cet envoi : HOME n’a pas suffi, et le combat ne fait que commencer.