Le crâne ancestral

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L’amie des dauphins

Romain HENTZY 
publié le 01 May 2010 15:57 de 90.26.254.[...]
   

Les aurores se sont suivies au petit paradis qu’était le mien
Et tu es venue un jour de juin sourire à mes ténèbres
Si sucrés tes petits seins, si douces et si jolies tes petites mains
T’as envoyé sans vergogne leur connerie à dos de zèbre

Ma jolie comme une lumière boréale, j’ai vu tes yeux
Se coller au fond des miens, dans les quelques secondes
Qu’on avait pour se promettre « toujours à deux »
Pour une ballade en Atlantique, une vie, un tour du monde

A versets collés au bleu marine qu’on n’a jamais trop aimé
Des chansons qui collent ma joue à la tienne, « Chien mouillé »,
« Ma gonzesse », nos destins qui séparent les corps pourtant
Nos destins aussi qui nous promettent un jour, après le vent

Ou sous l’orage, quand craquent les branches, de nous retrouver,
Par bonheur, par hasard, au beau milieu du désert, ou ailleurs
Dromadaire ou chameau, t’auras la tête haute, pour un baiser
Et les seins dressés, pointus, pour ma paume et mes lèvres de chanteur

T’es rentrée dans la p’tite cabane de mon cœur et de mon âme
Avec des cannes à sucre et ta petite voix comme un ruisseau
T’es rentrée avec ton p’tit cœur neuf, p’tit cœur de femme
Et j’ai ouvert pour toi la caverne où les chants sont les plus beaux

Artiste nue dans la peinture pour l’action painting, avalant les rimes
Et moi photographe de l’atypique, je t’ai toujours entendue rire
Et sourire à mes bêtises comme je ris de la candeur des maximes
Lues sous un ciel de guerre, quand tu me faisais quitter Calluires

Que je visitais pour un hommage, que je visitais pour un poème
Voyageant dans le temps, téméraire, buvant à l’eau des fontaines
T’es venue me dire que t’aurais toujours quelque chose à me dire
Que pour les croissants chauds tu te ferais coquine, ou même pire

Alors j’ai lancé à travers les temps la promesse d’un foyer magique
Qui aux enfants serait promesse de vacances éternelles et de liberté
Alors j’ai lancé à travers les temps mes rêves pour l’Amérique
Et je joue encore de ces cordes métalliques, Elsa, mon éternel été.