Le crâne ancestral

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"SALUT LES ROIS" (Comédie en 5 actes)

Sergent Major 
publié le 04 January 2009 10:54 de 81.50.211.[...]
   

"SALUT LES ROIS !"






ACTE I
MONOLOGUE



Avant qu’Avec les louves je continue de courir…
Il m’a supplié pour dire Vrai à ces Rats De terre,


De M’affranchir de Quelque Vérité ! – Soit.


(Au public)


« J'aurai au Moins réussi ! A Les faire Rire !
Non que le but y soit mais l’intention pourtant,
Non que l’intention le fusse mais en chemin
Le but ! Finalement.
Et à choisir ma torture ! Pour une fois !
M'amuser dans les costumes ! A travers toi !
Chanter les mêmes chansons ! Pour te maudire !


(En aparté)


Mais ma fierté n'était pas Celle
De porter comme eux Les
Marques Egayant Leur
Vanité.


(Au public)


La scène de la vie Est ! Dure pour un comédien :
Esseulé. Parmi les satyres qui creusent. Le corps.
Mais pendant qu'ils disaient… Quoi ? Leur courage ?
Je recomptais les vies : Sauvées ! Dans mes bagages !
Et puis les cœurs ! Transportés ! Dans de lointains voyages.
Mais sachez bien bourreaux : sanguinaires ? Alors !
Que si j'ai survécu c'est bien ! D'avoir gardé


Le poing levé !!!


Pour ces combats ! Que vous ne meniez pas !
Que si étaient là : Mes dernières secondes de Vie Alors !
Il faudrait que je vous dise, Petits soldats…
Que pour vous j'ai mangé ! Les derniers plats glacés !
Que j'ai trouvé Plus Majestueux Encore : Que de Pardonner !
Et que pour l'Enfant qui faillit : Mourir là-bas :
J'ai recommencé le Monde. Dans les Vignes de la Comédie.
Et si plus tard on vous demande Mais ?… Qui ? Etait cet acteur là ?


Sans doute Faudra-t-il ! Que vous compreniez…
Que ni à nu ni revêtu : Ma Lucidité jamais !
Ne S'est égarée !


J'aurai au moins réussi ! A vous faire rire !
En échange ! Avec l'orgueilleux de ses jardins sans fleurs !
Contre Mes rêves ! De liberté ! Et… de toutes mes humeurs !
Mais surtout : n'allez pas chercher là, ce que je pensais vous dire…


Messieurs les sires !


Car j'ai oublié vos gueules (A à se rouler par terre)
Dans leurs yeux ivres de me Voir ! Mourir ! De rire. »






ACTE II
JEAN, CÉLESTINE



(Avec dépit, puis… comme timide)
(À son bureau. Il veut commencer d’écrire)


« - C’est ma première ! De page ! Blanche…
Depuis tant de temps ! Tant au cœur…
A l’âme… au corps… et sous la manche….
Sous le coude au fil des heures…


Tant de rimes. Tant de mots.
Si peu de repos…. Qu’ai-je bien pu…
Faire sortir : De ma peau ? De mes os ?
Qu’en dis-tu ? Toi, qui as lu…


Mes vers, mes lignes, sont-elles
Seulement : Dignes d’un tel tableau ?
Jolies sanscrites ? Légères ? Ou cruelles ?
Que dis-tu… De mes mélis-mélos ?


Vois-tu une île ? Un if ? Ou un vieux bar ?
Sens-tu venir le rythme… des guitares…
Sens-tu un parfum ? Aimes-tu l’histoire ?


- Moi… je n’en sais rien… mon amour….


Je marche, encore je… vis toujours, hem.


- A chercher les rimes, à suer encore…
T’es-tu imaginée, une seconde du jour :
Ce que la plume fait endurer au corps ?


Est-ce que tu aimes ? Quel est ton sentiment ?
Cueillir, marcher… parmi les vignes ?
La nuit venue, toucher au firmament ?
De ton cœur, ma prose… Est-elle digne ?


Car ce soir de pluie je sens la fin venir…
Des saisons pour l’encre… Le papier.
Fait-il pleurer ? Te fait-elle rire ?
Le diluvien sang d'encre ? La feuille pliée…


Pour un sourire... »


(Elle reçoit une volée et rougit.)






ACTE III



« Arles ! Mexico ! Genève !
Milan ! Naples ! Alger !
Après quoi pout tout ? Qui ? Toucher à tes lèvres ?!
J’aurais bien pu continuer ! De marcher !


Le long, et il est long ! Quoi ? Le long des routes ! Et puis quoi ? Voguer !
D’histoires d’un soir ! En légendes, salopard ! Et ! Cent baisers !
À Neptune ! À la mer ! Quoi ? Au sang mêler
Ma fortune de plume ! Démêler ! Mon radeau ! De fortune !


Pour toucher. Ah… Tes deux globes ! Éternité !
J’aurais bien pu ! Décrocher la lune…
Et les lilas ! Et puis les pétales ! Des callunes.
Qui sait même ? (Lui aussi ?) Renaître ! Au quai des brumes.


Un instant. Une seconde. Où ? Aux quarantièmes !
Pour une rose ! Un baiser ! Un vrai. « Je t’aime ! »
Mais c’est quoi ? Son cœur ! Que j’ai trouvé ! Aux cinquantièmes !
Et la mer ! Renoué ! À mille costumes !


Cyrano ! Gavroche, Slimane ! Ah ah ah… Coluche !
Tantôt : clown des rues : Tantôt ! Voyou même (lui aussi ?) Pyromane !
Cavalier ! (son de galop) D’infortune parfois ! Triste et parfois. Quoi ? Drôle !
T’as vu l’navire ? M’a fallu les réunir ! Les mille mat’lots.


Mais elle ? Ah… le parfum de l’amour… les yeux de l’eau… (il rêve)
Elle a les airs ! Des alizés ! Elle a (aussi ?) Mes yeux eh ! Les étoiles !!!
Au loin… les mains… sur mes… îlots quand… danse ! Diaphane !
La reine ! De nuit ! Qu’élit l’orfèvre, sans sa… fourrure !!!


Elle a le parfum ! (Du petit jour) Et tu vois… Quoi ? Le jardin ! De notre amour !
(Elle a ce… petit… Cul que j’aime toujours !!!)
Elle à vingt ans même… un peu plus… et court toujours !
À mes côtés louve ! Amoureuse !


Ne me quittera plus ! (Mo(o)n AMOUR !!!) »






ACTE IV
MONOLOGUE



(En colère, il fait les cent pas…)


"Ils danseront le samedi ! À Tokyo !!!
Et le dimanche ! À Lhassa !!
Au son, oh si ! De la techno !!!!
En buvant ! En buvant ! De la… De la tequila ! Frappée !


Ils seront, ces néants ! Les Héritiers !!
Du massacre ! Celui-sous vos yeux ! Là ! (il montre une photo) Qui les rendit muets !
Ils diront Quoi ? Merci ! À la Chine !!! Tiens donc !
D’avoir envoyé Le Tibet ! À l’abîme !


Et pour eux, Pour… eux oui !!! Qu’importeront ?
Et qu’importent ?! Aujourd’hui.
Les envoyés à trépas ! Ou en Prison !!!
Pourvu qu'existent… Quoi ? Leurs boîtes ! De nuit !


Le son mécanique ! Où ? Aux oreilles !
La cocaïne ! Dans les veines !
Histoire de fêter… La paye !
Il vont Frapper… Les tambours de la haine !


Faire la joie des… Mais oui ! Des dictateurs !
Dont ils Sont les Enfants : protecteurs.
Dont ils Sont les Soumis : ignorants.
En laissant couler le sang….


Des peuples de fraternité…
Qui versent la dernière Semaille !!!!
Comme un Espoir ! De Liberté !!!
Et qui prient ! Où qu’ils aillent !!!


Ils fêteront la mort d’un monde !
Que l’eau manque ! Que la neige fonde !!!
Auront préféré, à l’art, eh oui Allah, L’immonde !
Et à l’été : La dernière ronde !


Ils fêteront leur propre (eh!) fin !
Leur vanité Robotique !
Avec la mort, entre les mains….
Et l'esprit ! Comme un souvenir !


Une relique !"






ACTE V



« J’imagine !


Le ciel ! Aura, sûrement, des allures de guerre !
Derrière moi… Des larmes. Ou les regards. Moqueurs !
J’aurai sûrement tout : À envier ! Aux enfers !
Mais la lame, la balle, ou l’air ! Comme dernier, ultime ! Quoi ? Bonheur !


J’irai jeter au feu ! Les dernières affres ! De liberté !
J’irai Souffler… Au vide. Le reste de mes sentiments !!!
Je prendrai soin. De laisser mon cœur… Se briser !
Sur les rocs et sous la Terre. Je laisserai ! Couler ! Mon sang.


J’enfanterai. (…) Du dernier cauchemar vers mes rêves.
Je donnerai ma salive. Aux néants qui se meuvent ! Là-bas !
Pour que ce moi : (quatre fois inscrit) Enfin, crève !
Je donnerai. (…) À mes poèmes Le prénom : du trépas !


A mes envies !? De te connaître !? Tous les moyens : De s’égarer.
Je ne chanterai (Ni ne jouerai) Plus jamais ! (Ici-bas…)
Me promettrai ! (Aussi) De : ne plus JAMAIS ! Rencontrer.
Les moyens de ma vie sauve : (je brûlerai les draps).


A Toi ! La France :) À Toi ! La Terre à Toi ! Humanité ! Sans regret.
Je tournerai le dos. Pour ne plus voir de sang. Couler.
Et pour que mes yeux Cancrelat Soient crevés où tu sais !
Une dernière fois : je tendrai le poing, (vers ton petit nez guerrier).


Avant ! De disparaître. Pour ne plus jamais… Avoir à payer.
La faute !!! D’être né. Ici-bas. DANS : Le pays de leur droit de tuer !
Où l’adulte et l’enfant : ne sont plus ! QUE ! Des jouets.
Ce n’est pas la France, que je déserte ! Mais !? Quoi ? Oui je déserte ! »




RIDEAU