Le crâne ancestral

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Certains comparent NS à JFK

Maître Delordre 
publié le 10 January 2009 14:36 de 86.73.112.[...]
   

... mais hâte toi mon petit Nicolas, tu as encore beaucoup de travail.

extrait d'une tribune du blog d'Anne Sainclair : http://annesinclair.typepad.fr/journal/2009/01/petites-et-grandes-nouvelles-du-jour.html

[...]
Un nouveau livre vient de sortir sur l'assassinat de JFK, qui révèlerait des documents déclassifiés sur Marcello, un mafieux, qui se serait réjoui d'avoir fait assassiner Kennedy. Comme disait le journaliste naïvement : "en tous cas, on sait aujourd'hui que Lee Harvey Oswald n'était pas le seul tireur"!!! Non, sans blague! Il était temps qu'on le dise...
A ce propos, j'ai lu pendant les vacances de Noel un livre qui m'a beaucoup troublée de François Forestier, journaliste au Nouvel Obs et qui était paru il y a quelques mois déjà sur JFK et Marilyn. On y découvre une famille Kennedy de truands, liés à la mafia depuis le temps du père, Joe (un ambassadeur pro-nazi avant-guerre, ce qu'on savait déjà mais pas à ce point).
Mais ce qui est dit - et Forestier est un très bon journaliste et la bibliographie qu'il donne est imposante) - c'est que JFK lui-même était un drôle de bonhomme peu recommandable: érotomane jusqu'au dernier degré (trois ou quatre filles par jour à la va vite, successivement ou en même temps), amateur de partouzes avec ses copains de la Mafia et Sinatra, assez peu intéressé par son job de Président comparé à l'intérêt qu'il portait aux filles et à ses amis de la pègre, et n'ayant réussi vraiment qu'une seule chose, tenir tête à Khroutchev dans la crise des missiles de Cuba (et même, on aurait eu de la chance, car il se serait shooté la veille au LSD avec une de ses maîtresses!).

C'était une époque - celle de l'horrible Hoover - où tout le monde écoutait tout le monde: Hoover, la Mafia, les différents amants de Marilyn, Kennedy lui-même, et que du lit de Marilyn ( où défilait le livreur de pizzas comme les deux frères Kennedy) au bureau de JFK,les micros étaient partout. La seule qui s'en sort dignement est Jackie - malgré un penchant assez net pour l'argent - assez écoeurée du comportement voyou de son mari...
Quant à la pauvre Marilyn, on savait déjà le désastre de sa vie. Mais on reste interdit devant l'écroulement des deux plus grands mythes américains des cinquante dernières années: la plus belle femme du monde et le jeune, beau et glorieux président...

Même si le quart de ce que dit Forestier est vrai, c'est déjà terrible.
J'aimerais savoir de nos amis américains si cette thèse d'un Président "sauvé" au fond par son assassinat qui en fit un martyr, est une thèse partagée aux USA. Comment se fait-il que le mythe Kennedy demeure si puissant s'il fut un Président aussi médiocre et corrompu qu'il est décrit dans ce livre? Et comment dans une Amérique si puritaine - (quand je pense que Clinton a failli être impeaché pour une malheureuse histoire de cigare...) sa vie dissolue ne fut jamais un sujet?
[...]